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Le gilet jaune symbole d’une réalité et tenue de camouflage

Le gilet jaune symbole d’une réalité et tenue de camouflageSamedi dernier, 1400 personnalités du « monde de la culture », dont Emmanuelle Béart, Juliette Binoche, Edouard Louis (ces deux derniers n’en manquant pas une), Annie Ernaux (sans doute lassée d’écrire son journal intime), et des dessinateurs, réalisateurs et musiciens, ont signé une tribune de soutien dans Libération aux manifestants dont les manifestations s’étalent à présent sur un semestre alors que nombre de leurs revendications initiales et pleinement justifiées ont été acceptées par le gouvernement.

Cette tribune est intitulée "Gilets jaunes : Nous ne sommes pas dupes ! ", et salue un mouvement "sans précédent dans l'histoire de la Ve République", "que le pouvoir cherche à discréditer et réprime sévèrement alors que la violence la plus menaçante est économique et sociale". En affirmant sans pudeur : "Les gilets jaunes c'est nous".

Que ces personnalités se sentent concernées par les revendications qui ont déclenché le mouvement, c’est bien, mais qu’ils estiment que la violence est essentiellement du côté des forces de l’ordre est une affirmation un peu légère. Ils passent sous silence : les entraves à la circulation, les incendies et toutes les destructions notamment celles des commerces et même les pillages qui sont survenus régulièrement « en marge » des manifestations que nombre de « GJ » ont cautionné quand ils n’y ont pas participé eux-mêmes. Les forces de l’ordre essayent de prévenir les exactions et de canaliser les manifestants, ce qui conduit forcément à des heurts qui ont provoqué des blessés de part et d'autre, mais sans mort jusqu’à présent en 26 manifestations !

Les signataires de la tribune, qui ont donc revêtus leur gilet jaune, exonèrent tous les manifestants : "Nous voyons bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les gilets jaunes, décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs..." Là encore les signataires ferment les yeux sur le fait que le gilet jaune est aussi devenu une tenue de camouflage permettant à tous les extrêmistes de s’exprimer : appels à l’émeute, complots en tous genres, « quenelles » sur les marches de la basilique du Sacré-Cœur, Black-blocs applaudis, académicien français insulté car d’origine juive, un gilet jaune négationniste ayant injurié Simone Veil acclamé à sa sortie de prison par des gilets jaunes…Et les signataires de cette tribune trouvent que ce sont des « ficelles usées à outrance ». On voit que ces ficelles ne s’usent jamais et qu’elles restent prêtent à pendre.

Des signataires, qui, bien qu’ayant revêtu un gilet jaune, n’ont aucun problème de fin de mois mais qui veulent à tout prix faire partie du camp du bien jusqu'à l'indécence, sans s’apercevoir que le bien à force de stagner menace la République et finit par sentir mauvais.

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S
Pour en revenir à la tribune :<br /> Elle n’a l’air de rien, cette niaiserie grandiloquente, ce mélange de Petit prince (« Dessine-moi un mouton ») et de publicité pour EDF (« Donner au monde l’énergie d’être meilleur »), elle n’a l’air de rien, cette grotesque récupération d’un mouvement de toute façon largement gâché et gauchi – elle nous menace pourtant : « Utilisons notre pouvoir, celui des mots, de la parole, de la musique, de l’image, de la pensée, de l’art, pour inventer un nouveau récit ». Vous savez ce que ça signifie ? Oui, c’est ça : les Subversifs de la Subvention nous promettent encore plus de propagande.
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C
Petite remarque sémantique : notre barbu Gilet jaune n'est pas du genre à choisir ses mots. Dans la colère, il aboie le fond de sa pensée. Et il ne dit pas "La France c'est nous" ni "nous sommes Français" mais "la France, elle est à nous" en secouant rageusement son Keffieh identitaire pour indiquer ce qu'il entend par "nous".  Il ne se revendique pas Français, il fait  savoir que la France appartient aux porteurs de keffieh. 
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P
Le gilet jaune porté par le barbu en question (soutenu par d'autres si j'ai bien vu) ne prouve pas son adhésion aux revendications des gilets jaunes ni que les gilets jaunes partagent ses opinions. Je vois plutôt là l'importance croissante que prend l'islamisme radical dans notre pays et la tolérance quand ce n'est pas la quasi impunité dont il bénéficie. J'ai entendu que ce sale type pourrait être identifié. Si c'est vrai, quelle sanction lui sera infligée? Oserai-je dire qu'elle ne sera jamais assez sévère à mes yeux?
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C
Quelle étrange amnésie sélective frappe vos lecteurs, Doc ?  Puis-je me permettre de rafraîchir notre mémoire collective avec cette petite vidéo You tube d'une minute trente secondes à peine  ? 
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B
Tout ça, qui va mener inévitablement, mais certainement pas innocemment,  à une haine farouche entre français, à l'origine pour quelques dizaines de centimes d'euros de taxe sur le diesel...<br /> Une grogne légitime que le pouvoir n'a pas voulu entendre à temps pour dédramatiser facilement et en douceur une situation banale... des colères compréhensibles récupérées par des extrémistes qui n'avaient rien à foutre de la misère des gilets jaunes des ronds-points... une situation qui ne peut qu'empirer et aggraver les incompréhensions réciproques, chacun ayant des arguments recevables à faire valoir...<br /> On en arrive à des sortes d'hallucinations ou de délire collectif et individuel à travers lequel certains voient en Jean Lassale un salafiste vociférant !
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C
Pourquoi pas ? Dans la mesure où le mouvement a le soutien de salafistes vociférant, d'un Dieudonné ricanant, de Mélenchon et de Florian Philipot, de Marine Le Pen et de François Ruffin , de Besancenot et Cyril Hanouna, de Benoit  Hamon et de Dupont-Aignan, de Jean Lasalle et de Nathalie Arthaud... ils auraient tord de ne pas apporter leur précieux soutien à un mouvement si rassembleur ! 
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P
Il ne s'agit pas d'exonérer tous les gilets jaunes mais de reconnaître que la violence de quelques uns parmi eux, violence assistée par quelques centaines de blacks bocks ne justifie pas un maintien de l'ordre en forme de répression de tous et qui ressemble à une sorte de punition immédiate sans jugement à la discrétion de forces de l'ordre absoutes d'avance ni l'usage d'armes entraînant des invalidités définitives. Nous parlons de citoyens français que le pouvoir prend en toute connaissance de cause le risque de mutiler et non pas d'une armée ennemie. L'incendie d'un véhicule, le saccage d'un commerce ou le bris d'une vitrine ne sont pas passibles d'un châtiment corporel allant jusqu'à la perte d'un oeil ou d'une main. Castaner et Macron ont franchi les limites de la légalité républicaine.
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