Maduro, qui vient d’être réélu président du Venezuela, semble avoir hérité de la tête de Staline. Ce n’est qu’une apparence car pour la répression, avec les quelques dizaines de morts dont peut se prévaloir le successeur de Chavez, elle ne fait pas le poids comparée à celles exécutées par le « Petit Père des peuples ».
Si Maduro ressemble un peu à Staline, les mélenchoniens ressemblent encore davantage aux communistes français de l’époque soutenant envers et contre tout la dictature féroce de Staline, balayant avec violence toutes les preuves et tous les témoins de ce qui se passait en URSS à l’époque stalinienne. Cet aveuglement n’épargnant ni les intellectuels, ni les artistes même après avoir visité le pays de leurs rêves.
Les mélenchoniens utilisent dans leur rhétorique les mêmes arguments que les staliniens pour défendre le régime qui règne aujourd’hui au Venezuela, et qu’ils ont présenté comme un modèle. Pour minimiser les effets
de la gestion marquée par l’idéologie et qui s’est révélée désastreuse dans ce pays pourtant riche mais où la population sombre dans la misère, ils avancent :
Que ceux qui critiquent le régime et Maduro, sont des « larbins des Américains » (Mélenchon).
Que la présentation faite par les médias de la situation au Venezuela est déformée (Corbière). Alors que les moyens de communication actuels ne prêtent guère à la déformation en raison de la multiplicité des sources.
L’idéologie pousse au déni de la réalité. Mélenchon n’étant ni idiot, ni ignorant, on peut donc en conclure qu’il est malhonnête. Mais dans le domaine politique où la réalité est embarrassante, il est en bonne compagnie, mais en tête. Si les communistes invitaient tous les peuples à pleurer lors de la mort du "grand Staline", on se souvient de l'envolée lyrique de Mélenchon lors de la mort du petit Castro.