Ce n’est pas la première fois que la France est incapable de conserver ses trésors sur le sol national qu’il s’agisse d’œuvres artistiques ou de fleurons de ce qui reste de notre industrie. La cession de la marque Doliprane, tant aimée des Français, à de voraces Américains en est un des derniers exemples. Mais la nouvelle affaire est la goutte qui fait déborder la coupe déjà pleine d’eau plus ou moins polluée de la Seine. Je viens d’apprendre cette nouvelle aussi scandaleuse qu’incroyable : notre maire de Paris, Anne Hidalgo, fait don au musée olympique de Lausanne de la combinaison de plongée qu’elle avait portée lors de sa baignade téméraire dans la Seine le 17 juillet 2024 et sans que le musée l’ait réellement demandée, ce qui laisse pantois. Comment peut-on laisser partir à l’étranger un symbole d’une telle beauté : une combinaison noire et orange fluo à manches courtes. Les Français devront-ils se déplacer à Lausanne pour admirer cet objet mythique qui avait enveloppé de si près notre édile aquatique ? Je m’étonne qu’il n’y ait pas eu dès l’annonce de ce transfert une pétition réclamant le retour de ce trésor dans l’hexagone, au besoin en ouvrant une souscription s’il s’avèrait nécessaire de le racheter, les Suisses y seraient peut-être sensibles.