Oui, la droite, elle erre. LR, sigle explicite pour un parti qui reprend comme président un ancien président usé jusqu’à la corde, et dont la majorité des Français ne veut plus, un politicien dont les tics exaspèrent, et qui imite à la perfection et caricature même ses propres caricaturistes, dont les discours n’apportent rien d’autre que lui-même, dont le seul projet est de mépriser ceux qui lui ont pris le pouvoir, dont le seul but est de prendre sa revanche.
Oui, la droite, LR, en s’imaginant qu’un changement de sigle effacerait le passé, laverait plus blanc, qu’il effacerait les divisions, et ferait surgir un programme nouveau dont on ne voit pas l’ombre d’un embryon.
Droite errante, incertaine, dépourvue d’idées nouvelles, et comment pourrait-elle en avoir, il y a trois ans, les mêmes avaient déjà été au pouvoir pendant une décennie.
Mais la droite bien qu’LR reviendra au pouvoir. Ce sera sans doute pour continuer ce que la gauche a mal entrepris.
Dans la plupart des pays démocratiques les hommes et les femmes politiques se retirent lorsqu’ils ont échoué, laissant la place à de nouvelles têtes et donc à de nouvelles idées. Pas en France où les politiques sont inamovibles, increvables jusqu’à la mort. Aurait-on envie de voir et de revoir sans cesse la même pièce de théâtre avec les mêmes acteurs rabâchant jusqu’à la nausée le même texte ?
Et les acteurs s’étonnent et déplorent que les spectateurs, lassés, finissent par déserter la salle en dehors des groupies irréductibles au cerveau formaté.