J’avoue que l’adolescente suédoise Greta Thunberg avec son visage poupin et ses nattes infantiles m’énerve un peu. Armée du soutien des ONG et de ses 218794 abonnés (aux dernières nouvelles) sur son compte twitter (qui nous protègera un jour de cette foule virtuelle ?) où elle se présente comme « climate activist with Asperger »), elle est devenue la nouvelle égérie de l’écologie.
Trimbalée comme un étendard brandi par les écologistes à la COP 24, à Davos ou à l’UE, elle s’est récemment retrouvée chez Macron sans avoir heureusement revêtu un gilet jaune dont on sait la mauvaise tolérance élyséenne.
Je ne conteste évidemment pas les bons sentiments qui animent cette enfant, ni le sérieux de la cause qu’elle défend afin d’éviter la catastrophe qu’elle annonce (« Et un, et deux, et trois degrés ! C’est un crime contre l’humanité ») et dont l’imminence lui a sans doute été soufflée par d’autres car elle n’a elle-même aucune compétence pour l’affirmer.
C’est donc une icône (j’ai horreur des icônes) brandie à droite et à gauche (en particulier par son papa) et qui propose à tous les élèves du monde entier de ne pas aller à l’école tous les vendredis en protestation contre l’inertie des gouvernements à abaisser la température de la planète. Pourtant Macron croyait bien faire avec sa taxe carbone, mais celle-ci a fâcheusement réchauffé l’atmosphère.
Greta a maintenant une stature telle qu’elle a proposé également de libéraliser le commerce ou baisser les impôts. Voilà qui est pensé.
Ce qui me frappe par ailleurs est qu’elle serait atteinte d’un syndrome d’Asperger. Pourtant son comportement ne cadre guère avec ce syndrome qui est une forme de l’autisme, sauf peut-être sa fixation intense sur un seul centre d’intérêt, mais elle devrait se foutre complètement du sort de l’humanité, et avoir quelques difficultés à intervenir dans les assemblées qu’elle semble cependant fréquenter avec assiduité.
En effet, les caractéristiques essentielles du syndrome d'Asperger sont une altération sévère et prolongée de l'interaction sociale et une déficience marquée dans la communication en principe maladroite et hésitante. Le sens des mots, la compréhension et la communication sont affectés. Le sujet a des difficultés à décoder les messages qui lui arrivent, et à adresser clairement ses propres messages à ceux qui l’entourent.
Les modes de comportements, d'activités et d'intérêts sont restreints, mais très forts en intensité, répétitifs et stéréotypés avec un manque de curiosité pour l'environnement et une difficulté d’adaptation aux changements et aux imprévus. Il existe chez ces personnes un manque d’empathie, une difficulté à se faire des amis, à comprendre les règles de conventions et de conduite sociales, à attribuer à autrui des pensées et à reconnaître les émotions, comme à les gérer.
Bref, la petite Greta devrait avoir l’indifférence d’un étendard.