Hier soir eut lieu au pied de la Tour Eiffel un concert dans un très beau décor, suivi par des feux d’artifice et des jeux de lumière de toute beauté pour clore la journée qui avait débutée par le traditionnel défilé militaire.
Débauche de festivités en l’honneur de la fête nationale qui depuis 1880 commémore la prise de la Bastille, symbole de l’arbitraire royal, le 14 juillet 1789, alors qu’il s’agissait d’un fait d’armes plutôt minable suivi d’une boucherie dont les Français ne devraient pas être très fiers.
La Bastille, était une forteresse quasiment imprenable, vide, défendue par des invalides, mais contenant des armes dont les émeutiers voulaient s’emparer. Elle fut prise triomphalement car le gouverneur De Launay, après avoir d’abord fait tirer sur les assaillants, avait préféré capituler, la garnison rendant les armes sur la promesse qu’aucune exécution n’aura lieu en cas de reddition.
Les prisonniers embastillés furent portés en triomphe : quatre faussaires, deux fous, et un noble accusé d’inceste.
Par contre sur le chemin vers l’Hôtel de Ville Jacques Flesselles le prévôt des marchands de Paris accusé de trahison, et De Launay furent massacrés par une foule sans doute alcoolisée mais néanmoins assoiffée de sang, leurs têtes promenées dans la ville sur des piques, celle du gouverneur de la Bastille ayant été découpée au canif par un garçon cuisinier.
« Vengeance populaire après la prise de la Bastille » (tableau attribué à Charles Paul Landon). A noter que les anges, dont on se demande ce qu'ils font là, paraissent tout de même effrayés.