Avec la guerre en Ukraine, les questions sur l’équilibre mental d’un Poutine, dictateur à la tête du plus grand pays du monde, et qui joue à la roulette russe pour tenter de l’agrandir encore en nous tendant le pistolet après nous avoir montré qu’il est capable d’appuyer sur la détente en le mettant sur sa tempe (par un curieux lapsus j’avais d’abord écrit « tombe » à la place de tempe), les seuls moments de détente (curieux ce mot qui signifie à la fois le bien-être et le petit bitoniot sur lequel on appuie pour donner la mort) sont ceux où l’on parle des élections présidentielles en France.
Il est tristement amusant d’entendre la rhétorique des admirateurs chroniques de Poutine pour justifier aujourd’hui ses actions et ses mensonges jusqu’à dire que l’on avait eu tort de vexer ce pauvre homme, une vexation qui l’excuserait d’envahir l’Ukraine, et d’écraser militaires et civils, immeubles et hôpitaux sous ses bombes.
Il est amusant de voir un œuf écrasé sur le crâne de Zemmour par un père qui n’admettait pas que l’on puisse suggérer de parquer son enfant handicapé.
Il est amusant de voir la droite extrême s’invectiver, et une nièce qui a la dureté de trahir sa tante qu’elle trouve trop molle.
Je me demande s’il est amusant de voir Valérie Pécresse jouer des coudes pour trouver une place, jusqu’à s’étouffer, entre la droite extrême et le social-libéralisme d’Emmanuel Macron qui, lui, trône sur l’Olympe assis sur son bouclier.
Il est amusant de voir Sandrine Rousseau tenter de déconstruire Yannick Jadot qui n’a pas besoin d’elle pour le faire.
On suit avec intérêt les tentatives désespérées d’Anne Hidalgo pour sortir la tête de l’eau avant de suivre Christiane Taubira dans la noyade.
On ricane que l’on puisse effacer l’hécatombe provoquée par le communisme pour un plat de viande et de fromage arrosé d’un bon vin offert par Fabien Roussel.
Quant à Mélenchon, il n’est pas amusant du tout, et espérons qu’il accomplira son dernier tour de piste après avoir fini de tuer son père : le parti socialiste.