Que les électeurs français ne se plaignent pas : ils méritent les hommes politiques qu’ils élisent. Ils se gaussent sur les réseaux sociaux et au café du commerce de leur éventuelle malhonnêteté, ils s’insurgent à juste titre lorsque que certains d’entre eux n’hésitent pas à puiser dans la caisse pour leurs besoins personnels, à utiliser des employés payés par le contribuable pour leur service privé, et pourtant la plupart de ces gens malhonnêtes, plus ou moins poursuivis par la justice ou condamnés antérieurement, sont réélus au scrutin suivant, parfois avec une large majorité, alors que leurs malversations probables ou certaines sont de notoriété publique.
Les Français ont les hommes politiques qu’ils méritent.
Patrick Balkany que l’on soupçonne de blanchiment de fraude fiscale et de détournement de fonds a été réélu maire de Levallois dès le premier tour. André Santini a obtenu 67% des voix en faisant appel d’une condamnation en 2013 à 2 ans de prison avec sursis et à une peine d’inéligibilité de 5 ans pour détournement de fonds. Ne parlons pas de Mr Gaston Flosse qui a fait le meilleur score aux municipales en Polynésie après avoir été condamné à plusieurs reprises pour corruption et détournement de fonds publics. Mme Bartoli, qui a fait récemment à la TV une prestation remarquée car lamentable, vient de se faire élire maire en Corse, comme femme de paille, en attendant que son époux condamné puisse se présenter.
En dehors de quelques exceptions, les exemples abondent où des représentants de la nation sans être présentables n’hésitent pas à se présenter et avec succès.
Evidemment, on ne change pas une équipe qui gagne.