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Décapitations

La décapitation est un sujet qui semble avoir fasciné les peintres, les récits bibliques fournissant en particulier des scènes à illustrer.

Les peintres avaient le choix entre la décapitation de Goliath par le frondeur David

Décapitations

Dans ce tableau de Valentin de Boulogne, les trois personnages, et David le premier, ont l'air perplexe, embarrassés devant l'énorme tête de Goliath. Se demandent-ils ce qu'ils vont en faire ? 

La décapitation de Jean-Baptiste avec présentation de sa tête sur un plat d’argent à Salomé.

Décapitations

 Dans ce tableau d'Artemesia Gentileschi, le personnage masculin, peut-être le coupeur de tête, a l'air de faire l'article pour vendre la tête de Jean-Baptiste à Salomé. Cette dernière semble hésiter en évaluant la valeur de l'article ou peut-être se demande-t-elle si elle possède une casserole assez grande pour pouvoir la cuisiner.

Mais c’est surtout la décapitation du général assyrien Holopherne par la charmante Judith qui a le plus inspiré les artistes. Cette scène sanglante (qui n’a probablement jamais existé) fut des plus prisées car elle permet de montrer le contraste entre la beauté et l’horreur, la revanche de la faiblesse sur la force, de la femme sur l’homme et la perversité de la séduction féminine.

Décapitations

Le tableau le plus connu illustrant cette scène d'un général qui perdit la tête pour les beaux yeux d'une femme  est celui du Caravage.

J'ai même commis un poème pour l'illustrer à mon tour

 

LE GENERAL QUI PERDIT LA TÊTE 

Charmante Judith à la peau si blanche

Au visage si lisse bien qu’un peu dégoûté

Est-ce bien raisonnable de couper une tranche

D’un Holopherne séduit par votre beauté

 

Charmante Judith si innocente

Décapiter un homme même infâme

N’est guère un travail de femme

Les giclées de sang sont si salissantes

 

Charmante Judith si virginale

Que de force vous avez déployée

Pour détacher la tête du général

Qui même enivré semble hurler

 

Charmante Judith si volontaire

Le plus difficile reste à faire

Les vertèbres sont à peine entamées

Et la vieille attend tendant son tablier

Décapitations

Dans ce tableau d'Artemesia Gentileschi, la servante n'attend pas bêtement, elle participe, peut-être parce que sa maîtresse s'y prend mal pour couper la tête du général enivré.

Décapitations

Par contre, dans ce tableau de Valentin Boulogne, Judith ne semble faire aucun effort. Tout se passe bien et le regard de la servante en ferait fuir plus d'un.

Décapitations

Dans ce tableau de Carlo Saraceni, Judith semble carrément sortir d'un institut de beauté : visage lisse, parfaitement reposé et coiffure impeccable. Ce qui semble laisser bouche bée et le général et la servante qui tient bizarrement le sac avec la bouche. On se demande ce qu'elle fait de ses mains. 

Décapitations

Dans ce tableau d'Orazio Gentileschi (de la même famille qu'Artemesia), la chose est faite. Les deux femmes ne sont pas rassurées. Il faut maintenant qu'elles sortent la tête du général du camp de l'armée assyrienne envoyée par Nabuchodonosor, afin de pouvoir l'exposer sur les remparts de la ville juive de Béthulie, ce qui conduira les assiégeants, en voyant ainsi la tête de leur chef, à lever le siège de la ville.

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S
Contraste. Je rentre de Weimar. Centenaire du Bauhaus. Lignes épurées, idée d'art total, pas de différence entre art et artisanat (ancêtre du design). Les étudiants vous font visiter (dans votre langue) les réalisations les plus caractéristiques, ainsi que leur école des Beaux-Arts. Walter Gropius, Mies van der Rohe, chassés par les Nazis ont trouvé refuge aux EU et à Tel Aviv, après un intermède à Dessau.<br /> Un art nettement moins gore que ces décapitations.
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J
Du temps où je travaillais en Arabie Saoudite, le vendredi était jour de ballade dans les souks dans la ville de Taïf.J'ai assisté par inadvertance à des punitions publiques, spectacle fort prisé par les autochtones, notamment les bastonnades, surtout si celles ci étaient administrées à des Africains ou Asiatiques. Mon correspondant saoudien m'entraînait voir ces applications de la charia.C'est le jugement du peuple, me disait il, comme vous en France avec un jury populaire.J'ai dû subir un jour le spectacle d'une lapidation.La femme était enceinte des œuvres de son amant, crime impardonnable sous ces latitudes.Trente ans après cette scène me hante encore devant cette sauvagerie...Jacques
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O
Non, on dit maintenant "blessure au cou".
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P
Les touristes peuvent-ils assister aux décapitations? Prendre des selfies avec le bourreau brandissant son sabre (avant) et la tête du condamné (après)?
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B
"Joli texte que ce poème, mais qui semble dater un peu...!", me souffle une amie." (ça remonte même à l'antiquité, me suis-je laissé dire) :<br />         Décapiter un homme même infâme<br /> N’est guère un travail de femme... <br /> <br /> (Enfin... une amie... une connaissance... Et encore !)<br />  
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