Tweet Taubira. A fait se secouer de rire toute la blogosphère. N'est pas Victor Hugo qui veut, caramba !<br />
Son prénom avait des ailes, son petit cœur a dû battre si fort que les étoiles de mer l'ont emporté sur les rivages de nos consciences.
Votre billet souligne le contraste entre la futilité de nos préoccupations et la tragédie du sort d'enfants "réfugiés".<br />
Le sommet de la frivolité me semble atteint par l'inénarrable Taubira. Comment peut-on ?<br />
https://40.media.tumblr.com/0291eff719a795d389148785c861588f/tumblr_nu9dlq6e3O1slzegfo2_1280.jpg
Ces photos sont terrifiantes et illustrent la barbarie des fanatiques. La question est que pouvons-nous faire contre ces barbares ? Les réfugiés de Syrie ou d'Irak ne sont pas responsables de ces crimes et fuient pour ne pas les subir à leur tour, même s'il s'est probablement glissé quelques assassins parmi eux.
Moins émouvants pour les 66 "célébrités" mobilisées pour se faire un regain de notoriété sur le dos du petit Aylan ?<br />
http://incarnation.blogspirit.com/archive/2015/09/06/le-petit-aylan-et-les-autres-3055161.html<br />
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En voyant pour la première fois la photo, j'ai pensé à une mise en scène car lorsque l'on découvre un enfant inanimé, on ne reste pas devant en attendant que la photo soit prise. Il est donc possible que l'enfant ait été remis dans sa position initiale pour la photo. Mais de là à penser qu'Erdogan (qui n'a pas ma sympathie) a été averti pour assurer la mise en scène par téléphone me semble un peu excessif, d'autant plus qu'il est en fait responsable de l'embarquement à partir des côtes turques de clandestins sur des barques de fortune, le bras de mer entre la Turquie et l'île de Kos ne devant pas être bien difficile à surveiller.
Oui, mais cette photo est un traquenard tendu par Erdogan qui nous a fait une leçon de morale invraisemblable à ce propos. Je ne connais pas les uniformes, ce serait un soldat turc qui arrange la mise en scène sur ordre que ça ne m'étonnerait pas. Le même Erdogan qui affirmait : "Nos minarets sont nos baïonnettes...".<br />
Je veux bien avoir de la compassion pour ce pauvre petit drôle. Mais être prise pour une quiche me plait moyen.
Je suis bien d'accord que l'on peut fabriquer des images pour émouvoir ou gagner de l'argent. Un exemple encore plus parlant est le faux charnier en Roumanie qui a contribué à faire chuter le communisme dans ce pays.<br />
Mais si les faits existent (quelles que soient les images que l'on en donne) doit-on exclure toute compassion ? Certes, cette compassion n'est sollicitée que de la part de la civilisation judéo-chrétienne (les autres s'en moquent), mais elle fait à la fois sa grandeur et sa faiblesse. Certes, l'émotion est labile, elle s'use avec le temps, mais en tant qu'humaniste, je trouve qu'elle a au moins le mérite d'exister.<br />
Je crois également à une mise en scène pour la photo de l'enfant, mais cet enfant est bien mort noyé, non ? Il ne faut pas qu'une image falsifiée masque un fait réel au point de le faire disparaître.
Allez voir sur Délit d'im@ges. Quel que soit le sens dans lequel on regarde les images, le petit noyé a été déplacé. Sur l'une des photos, il git entre 2 rochers et sur l'autre, sur une plage dégagée. A quelle mise en scène se livre l'adulte à dossard, rangers et gants ?<br />
http://www.delitdimages.org/photo-alyan-turki-grosse-manip/<br />
En 1994, Kevin Carter reçoit le prix Pulitzer pour la photo d'un enfant soudanais affamé et squelettique, guetté par un vautour. Or c'est un pur effet de cadrage. L'enfant porte le bracelet blanc de la prise en charge par un centre de soins, sa famille est là, le personnel médical est à deux pas. Les vautours sont des oiseaux endémiques du Soudan. L'enfant va survivre 14 ans et mourir d'une crise de palu. Kevin Carter se suicidera par asphyxie dans sa voiture.<br />
Ethique du photojournalisme. Se faire acheter une photo sensationnelle, peu importe si elle est trafiquée.<br />
http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/07/26/une-si-pesante-image_3454254_3246.html<br />
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Il n'y a désormais plus qu'un seul moyen de tirer les Européens en phase terminale de leur stupeur aphasique, c'est de leur titiller la glande émotionnelle ; pour se frayer un chemin jusqu'à ce qui leur reste d'esprit, il faut se résoudre à ramper dans leur conduit lacrymal. Pleurnicher ensemble nous tiendra lieu d'action commune : le petit garçon en bleu et rouge sera efficace jusqu'au départ en week-end ; la semaine prochaine, il faudra dénicher autre chose ; on trouvera, ne vous inquiétez pas, vous aurez votre quota de gros sanglots. Comme pour un malade au long cours, dont on change la molécule apaisante parce qu'il s'est trop habitué à l'ancien traitement, on essaiera de varier un peu : une petite fille africaine en pleurs, par exemple, offrira une diversion bienvenue, tout en présentant toutes les garanties. Car vous avez le mouchoir délicat et regardant : pas question de s'arracher les cheveux, de pousser de grands braiments de pleureuse méditerranéenne, pour une victime insuffisamment estampillée, à la souffrance douteuse, au curriculum incertain. On n'oubliera pas non plus que la communion lacrymale exige le lointain ; une quantité assez précise d'exotisme est nécessaire, pour pouvoir se sentir frères éplorés.<br />
Source : http://didiergouxbis.blogspot.fr/2015/09/vertige-ecroulements-deroutes-et-pitie.html<br />
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Les Européens se sentent coupables, mais les pays musulmans du golfe qui jouent avec leur argent sont parfaitement indifférents au drame de leurs coreligionnaires et se conduisent en racistes en considérant leurs immigrés comme des sous-hommes. Pourquoi viennent-ils en Europe ? Parce qu'il nous reste encore de la compassion, ce que les autres n'ont jamais eu.
Depuis quelques jours cette photo est largement diffusée par les médias. Je ne l'aurais pas fait figurer sur mon blog si je n'avais pas relevé simultanément la futilité du titre du magazine.
insoutenable la photo de cet enfant mort sur la plage <br />
saisissant le contraste avec le titre du magasine ,d un coté la guerre et ses drames humains de l autre les préoccupations futiles de notre société insouciante
Les chiffres quelle que soit leur taille sont moins émouvants qu'une image, surtout celle d'un enfant échoué sur la plage comme une branche arrachée d'un arbre.
Nous sommes perdants quelle que soit la solution. Mais nous ne pouvons pas restés indifférents à tant de souffrance, même si les grands coupables ne sont pas les Européens mais les pays musulmans qui détournent les yeux sans organiser une chaîne de sauvetage de leurs coreligionnaires en préférant acheter des équipes de football.
La situation, bien sûr; encore plus que la photo.<br />
Les gouvernants des pays européens sont démunis devant l'afflux. S'ils accueillent plus de réfugiés, cela encouragera les candidats à l'exil. S'ils ne les accueillent pas, la situation humanitaire sera dramatique. Dans les deux cas, le risque de conflits communautaires et religieux grandit tous les jours.