Il est évident que la guerre en Ukraine pousse à l’arrière-plan les élections présidentielles qui ont presque quitté la scène médiatique. A côté de l’activité internationale d’Emmanuel Macron, les autres candidats ont l’air de jouer dans un bac à sable comme le dit Luc Ferry. Ils s’efforcent néanmoins de se placer en avant de la scène. On assiste donc à quelques tentatives pour exister mais sans pouvoir critiquer de front Macron. C’est ainsi que Zemmour a proposé d’envoyer comme médiateurs auprès de Poutine, Hubert Védrine et Sarkozy, sous-entendu que Macron n’a pas fait correctement le job. Il pense sans doute que Poutine sera sensible à l’effort de la France pour sortir ces deux personnalités de la naphtaline uniquement pour lui. Il faut avouer que si Zemmour manque de bon sens, il ne manque pas de naïveté vis à vis de Poutine qu’il trouve toujours aussi sympathique. Jadot, lui, attaque sous un autre angle : il réclame la transparence sur les armes que la France compte livrer aux Ukrainiens. Pourquoi pas. Mais on n’en voit pas l’intérêt, sinon d’en faire la publicité qu’il est préférable d’éviter si Macron veut continuer à conserver une relation avec Poutine. A moins que Jadot compte protester s’il s’agit d’armes qui font mal ou qui ne respectent pas l’environnement.