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Art naque 3

Expositions 

© Victor Frankowski AI-Da, l'humanoide artiste, dans son atelier

Le 12 juin, ont été exposées à Oxford les "oeuvres" de ce robot humanoïde au stéréotype féminin, encore imposé par la société,  dénommé Al-Da,  et l'exposition - la première du genre - a été intitulée : "Unsecured Futures". "L'artiste" observe son modèle avec des caméras placées dans ses yeux. Les images capturées sont analysées par un algorithme qui transmet ensuite les informations à son bras mécanique.

Expositions

Dessin au crayon. Il parait que les dessins de "l'artiste" algorithmique seraient totalement imprévisibles. je veux bien le croire. Chaque oeuvre devient ainsi unique.

Expositions

Sculpture plutôt étonnante après une modélisation en 3D à partir d'un dessin.

"Depuis l’ouverture de l’exposition, la galerie ne désemplit pas. Et surtout, en moins de dix jours, toutes les œuvres d’Al-Da se sont déjà vendues, pour plus d'un millions d'euros. Le galeriste prévoit de tout reverser à la recherche sur l’intelligence artificielle. Aidan Meller dit avoir monté cette expo pour faire réfléchir sur l’IA et ses dérives possibles. Mais pour quelques spécialistes de l’art, c’est Al-DA elle-même la dérive. Une journaliste d’ArtNet a ainsi écrit que cette jolie humanoïde qui peut créer une "œuvre d’art" toutes les 45 minutes représentait juste "la concrétisation d’un fantasme misogyne et capitaliste" (Nina Godart BFM TV). J'ignore si l'exposition comportait un buffet où l'on servait des boissons alcoolisées. Mais l'alcool n'est pas nécessaire pour expliquer ce jugement quand on a une tendance gauchiste et féministe radicale. Reste que cette journaliste n'a pas tort de considérer que dépenser de telles sommes pour des "oeuvres" bidons est un scandale. Mais puisqu'il s'agit d'une journaliste spécialisée en art, j'espère qu'elle a une réaction semblable pour des oeuvres contemporaines réalisées par des artistes en chair et en os et qui sont parfois inférieures (à mes yeux) à celles réalisées par ce robot doté d'une intelligence très artificielle, néanmoins fournie par des intelligences naturelles (de la société de robotique de Cornouailles, Engineered Arts, et des ingénieurs de Leeds).

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C
En fait, ceux qui dépensent de telles sommes dans l'acquisition  d’œuvres d'art de ce genre pensent certainement effectuer des placements lucratifs sur le modèle des vrais amateurs d'art d'antan qui sont devenus riches en décelant des talents avant les autres.<br /> Mais je crains fort que ce ne soit aujourd’hui que des gogos qui achètent de la pacotille proposée par des escrocs.  <br />  
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L
Si les robots se mettent à copier les anarchistes de la peinture, il n'y aura plus d'art du tout. Mais pourquoi un robot femme ?
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S
Son ancêtre : Boronali, 1910. Anagramme de Aliboron, l'âne de Buridan. C'est Lolo, l'âne du Lapin Agile à Montmartre. A qui Dorgelès, devant huissier, attache un pinceau à la queue. Et voilà le tableau :<br /> <br /> Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique.<br /> Présenté au Salon des Indépendants. Critiques d'art mystifiés.
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B
Une des grandes tendances, actuellement, est de retirer voire de détruire ce qui apparaît aux yeux de nos pensant-bien comme des œuvres d'art réactionnaires, racistes, néo-colonialistes, homophobes, misogynes, etc... en un mot anti-progressistes... Œuvres réalisées par des "artistes" avec leurs sensibilités, leurs tempéraments, leurs expériences, leurs convictions personnelles, en un mot leur "intelligence" qui  a longtemps échappé plus ou moins au politiquement correct contemporain.<br /> Une "intelligence artificielle", savamment et "idéalement" programmée, éviterait dans le futur toute "dérive" qui nuirait au "vivre ensemble", sans stigmatisation du présent ni évocation du passé.
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A
Tant que c'est leur argent, gagné normalement qui est en jeu, qu'elle importance pour son quant-à-soi et son propre porte-monnaie ???En revanche, je me joindrai au chœur des pleureuses si ce sont des sicaires du ministère de la Kulture qui utilisent de l'argent venant des Autres pour satisfaire des lubies avant-gardistes dont ils sont les thuriféraires nb attitrés, du moins le pensent-ils.
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P
Prouesse technique mais l'art n'est pas au rendez-vous.
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A
C'est vraiment terrifiant cette tendance de trouver matière à scandale à propos de tout et n'importe quoi. Que des acheteurs non contraints acceptent de payer des sommes délirantes pour des œuvres discutables, relève de leur pleine liberté.
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