Quand quelqu’un éternue à vos côtés, il est de bon ton de lui dire : « à vos souhaits » ("que Dieu vous bénisse" me paraît être un souhait un peu présomptueux). Au passage de la nouvelle année le monde entier se dit la même chose, à croire qu’il existe un éternuement planétaire le 1er janvier. Parfois ces souhaits sont détaillés, la santé étant le vœu le plus cher (avec un coût de plus en plus élevé). Le SARS-CoV-2 se balade toujours des bouches aux nez, des nez aux bouches, des bouches à bouches et des nez à nez. Depuis peu il navigue aisément entre les orifices faciaux des Chinois enfin dé-confinés après avoir été déconfits, et cette liberté très partiellement retrouvée va leur permettre, industrieux comme ils sont, de fabriquer un nouveau variant prêt à être livré au monde entier. Le virus de la grippe, un temps concurrencé par son collègue de Wuhan, trouve enfin son compte depuis que la population a mis bas les masques. Avec les deux compères associés, les éternuements vont aller bon train, et les souhaits à son prochain se multiplieront comme pour une année nouvelle que je vous souhaite bonne et immunisée.