Bébés génétiquement modifiés selon Aldous Huxley dans "Le meilleur des mondes" (écrit en 1931)
« Depuis 2019, la Cour de Cassation, plus haute juridiction judiciaire française, accepte de reconnaitre la filiation établie à l’étranger des personnes qui ont recours à la gestion pour autrui (GPA) hors de nos frontières, bien que cette pratique soit interdite en France. Elle en a donné un nouvel exemple ce jeudi, en acceptant de reconnaitre la filiation d’une femme seule qui avait eu recours à une GPA au Canada. La mère d’intention n’a pourtant aucun lien biologique avec l’enfant, puisqu’il a été conçu avec les gamètes mâle et femelle de deux individus tiers ». (Journal International de Médecine du 15/11/24).
N'étant pas juriste, je ne me permettrais pas de discuter une décision de la plus haute juridiction judiciaire française. Je constate simplement que les gens fortunés ont à présent le droit d’acheter un enfant fabriqué à l’étranger et que le désir d’enfant devient un droit à l’enfant et l’enfant un objet de consommation. Dans le cas présent, la mère d'intention a acheté un enfant que l'on a fabriqué pour elle, ce qui lui a évité les démarches aléatoires d'une adoption. La fabrication consistait à féconder en laboratoire des ovules par des spermatozoïdes, les uns et les autres tirés des banques de gamètes, puis d'implanter un ou plusieurs ovules fécondés dans l'utérus d'une porteuse rémunérée pour assurer la gestation et subir l'accouchement. Au Canada, le prix d'un enfant peut aller de 60000 à 100000 € , j'ignore si la prestation comporte ou non la possibilité de choisir des caractéristiques du produit livré (sexe, couleur des yeux...). Le seul point positif que je vois est qu’un enfant acheté cher a toutes les chances d’être préservé et d’être entouré des meilleurs soins pour en faire bon usage sans le casser.