Une jeune femme de 23 ans a raconté sur un site qu'elle a choisi de se faire ligaturer les trompes car elle est convaincue ne jamais vouloir être mère. La pilule contraceptive et le stérilet ne lui convenant pas, elle a opté pour cette solution, afin d’être définitivement « libérée » d’un poids en déclarant : « Je préfère regretter de ne pas avoir d’enfant que de regretter d’en avoir ». Cette déclaration publique, qui évoque également les difficultés à réaliser son projet, a évidemment suscité de nombreuses réactions, dont nombre d’hostiles, puisque cette jeune femme refuse de se multiplier comme la Bible l’incite à le faire et de s'accomplir en tant que mère comme le veut la bonne société. Cette déclaration publique de sa décision a un côté prosélyte dans la ligne des écologistes qui prônent la décroissance de l’humanité en arguant que moins la planète sera parasitée par l’engeance humaine, mieux c’est. Toutefois, il faut avertir cette jeune femme que sa décision n’est pas aussi radicale qu’elle veut bien le penser en la présentant comme un acte téméraire. En effet, si la ligature des trompes constitue un bon moyen de contraception sans les inconvénients des autres moyens, elle ne lui interdira pas ultérieurement de devenir mère. La ligature des trompes laisse en place les ovaires sources des ovocytes. Il suffira d’en prélever quelques-uns pour permettre une fécondation in vitro suivie d'une conception in utero après implantation, un procédé devenu d’une grande banalité. Alors chère jeune femme, il était inutile de faire tout ce bruit pour rien en optant pour une méthode de contraception efficace et qui ne regardait personne. Vous avez eu votre quart d’heure de célébrité. Illustration : Klimt "Espérance"