Et je ne vois pas ce qu’est la « diversité française ». On est Français ou on ne l’est pas, et curieusement parmi les critères, la nationalité ne semble pas avoir été retenue. Les critères étant : l’âge, le sexe, le lieu de vie, le niveau de diplôme et la catégorie socio-professionnel. Ils ne représentent pas une diversité identitaire mais les caractéristiques d’une population. Nous sommes devenus des maniaques de la diversité et de l’inclusion. Deux termes antinomiques car c’est après avoir divisé que l’on tente de rassembler. Diviser pour inclure pourrait être la nouvelle devise française.
Cette diversité citoyenne doit se réunir pendant neuf week-end de 3 jours au siège du Conseil économique social et environnemental (CESE), dont l’utilité semble être de fournir un lieu de réunion, car pour ce qui concerne son activité, on n’en a guère d’écho bien qu’il soit lui aussi représentatif de quelque chose. La convention va donc se réunir pour écouter des experts de la chose. Mais si on a des experts pour conseiller le gouvernement et le parlement, pourquoi a-t-on besoin de réunir des gens incompétents qui ne pourront avoir qu’un avis personnel de personnes en bonne santé pour prendre une décision concernant des personnes mourantes. Il est vrai que l’on n’attend pas grand-chose de ces citoyens : « Les conclusions de la Convention citoyenne serviront à éclairer le gouvernement » (Elisabeth Borne). Le gouvernement aurait donc besoin de gens incompétents pour l’éclairer en leur envoyant des experts dont il dispose pour les éclairer.
Cette convention est un récipient de poudre aux yeux démagogique. Un sondage ferait aussi bien ou aussi mal. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), mieux placé, a d’ailleurs déjà donné son feu vert en septembre dernier à la légalisation du suicide assisté et c’est au Parlement d’élaborer une loi sur la fin de vie en 2023, pour éventuellement légaliser l’euthanasie et le suicide assisté.
Je remercie le sort de m’avoir évité de refuser de participer à ce « machin ».
Illustration : Cézanne "Jeune homme et crâne"