L’épidémie de COVID-19 que nous n’arrivons pas à juguler n’est pas le pire des maux. Sa mortalité est inférieure à 1%, beaucoup de personnes contaminées ne ressentent peu ou pas de troubles alors que des maladies virales comme la fièvre Ebola qui peut tuer un patient sur deux ou le SIDA qui tuait tous les patients atteints avant la découverte de son traitement antiviral sont d’une nature implacable. Dans l’absolu, la COVID-19 n’est pas une maladie grave mais elle peut faire des ravages en raison de sa contagiosité et lorsqu’elle touche les plus fragiles (ce qui est le cas pour toutes les maladies). Virus respiratoire, le SARS-CoV-2, est projeté par l’expiration, la parole, la toux, l’éternuement, directement sur l’autre ou sur des surfaces que l’on touche par la suite et que l’on porte sur ses mains. Un effort collectif, une discipline de chacun, jeune ou vieux, pourrait arrêter cette épidémie, au lieu de quoi le gouvernement se voit obligé de nous asséner un remède de cheval, l’assignation à résidence pour ne pas déborder les capacités hospitalières que l'on s'est efforcé de réduire depuis de nombreuses années avec le concept "gribouillesque" qu'en supprimant des lits on supprimerait d'autant le nombre de malades pour faire des économies. Un remède de cheval qui risque de tuer la bête et qui fera dans l’avenir plus de mal que le mal et c’est sûrement ceux qui l’ont négligé et pour certains pour « faire la fête », qui en pâtiront le plus. Notons cependant que les Français se sont montrés dans l'ensemble disciplinés ce qui rend la situation d'autant plus désespérante en France comme en Europe et amène à se poser des questions sur les modes de contamination.