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327. La médecine désertique au secours des déserts médicaux ?

327. La médecine désertique au secours des déserts médicaux ?Une des conséquences de la distanciation physique au-delà de la performance de saut en longueur du coronavirus est l’explosion de la téléconsultation médicale. Elle est passée de 60000 sur toute l’année 2019 à plus de 1 million depuis le mois de mars 2020 !

Le rêve : plus d’attente dans les salles du même nom, infestées de journaux périmés et d’individus anxieux, plus de tripotages de la part du médecin, et pour le médecin plus de palper, plus de toucher, plus de percussion, plus d’embouts dans les oreilles pour ausculter, et parfois plus d’odeurs.

Cependant il faut encore parler, interroger, bien qu’un formulaire à remplir devient de plus en plus courant et parfois obligatoire… et il faut encore regarder. Pour la peau, des photos avec le smartphone seraient plus précises que le regard à distance. Pour le reste une bonne imagerie (radios, échographies, scanners, IRM…) serait plus performante que l’examen clinique bien que beaucoup plus ruineux.

Quant au médecin il n’est pas nécessaire que son écran se situe en France, il pourrait se situer dans un pays francophone. Et un petit accent exotique ne manquerait pas de charme.

Tout ça n’a pas échappé au « Ségur de la santé ». Lors de l’ouverture le 25 mai dernier, le premier ministre Edouard Philippe s’est d’ailleurs félicité de ce « choc de simplification maintes fois espéré jamais observé » : « Beaucoup de médecins, beaucoup de patients, se sont parfaitement approprié / la télémédecine /. Je pense que l’on doit tirer ensemble les enseignements de cette évolution pour voir dans quelles conditions nous pouvons la prolonger. »

C’est vrai que c’est une simplification choquante. Un rêve ou un cauchemar ?

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R
Je me demande comment en télémédecine, le praticien peut détecter la présence d'acétone dans l'expiration du sujet, ou tout bêtement mesurer la tension artérielle.<br /> Mais, je n'ai pas fait l'ENA, comme ce salopard prétentieux d’Édouard Philippe, qui sait comment faire.
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S
Rêve ou cauchemar ? Je tranche, ce serait un cauchemar ! Du moins pour moi… 
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C
Cette question a été posée juste avant le 11 mai ... en vue du deconfinement ... bon il faut dire que ce médecin est très très honnête dans bien des situations.
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C
Comment considérer un médecin à qui vous posez une question sur un problème cardiaque et le coronavirus qui vous répond "bah justement je me posais la question"... ???
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P
La télé-médecine, c'est comme le téléphone rose: ça manque de contact humain.
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S
La médecine désertique, bien nommée ! On finira par nous implanter une puce, un mouchard orwellien, qui sait ce qui est bon pour toi, comme Staline.<br /> On sera fichés par des algorithmes. Qui nous enverront à la machine qui confirmera le verdict.<br /> Eh bien moi, pour rien au monde (même le meilleur des mondes), je n'échangerais mon généraliste humain, bienveillant, empathique, attentif, sécurisant, donnant l'impression qu'avec lui, rien ne peut m'arriver, contre une Madame Irma big data de la télémédecine.
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O
"un petit accent exotique ne manquerait pas de charme"  à condition que ce ne soit pas l'accent canadien , beurk!
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P
Avec la télé-médecine et les examens préalables au diagnostic qu'elle induit (Radio, analyses, scanner et autres IRM) on évite que le médecin nous dise parfois: "Rien de grave, ça va passer tout seul dans quelques jours".
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C
Moi je suis plutôt favorable à cette tendance. Très souvent, on va consulter dans un premier temps pour se faire prescrire des vaccins, des examens ou des IRM et on retourne ensuite voir le médecin avec les résultats. Sans compter le renouvellement d'ordonnances souvent quasi-automatique.<br /> Si la téléconsultation peut épargner au patient et au médecin la première visite, c'est que du bonheur, non ?  
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F
Mais moi je veux le voir mon médecin je veux qu'il me palpe ! En plus je ne sens pas mauvais... Enfin je crois...
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L
On va finir par être soignés par des gourous!
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