« Le gouvernement américain pourrait bientôt débloquer des fonds pour financer la recherche associant des cellules souches humaines à des embryons animaux. »
Des chimères mi-bête, mi-homme. On sait bien qu’en tout homme sommeille un porc, que l’homme est un loup pour l’homme, que l’on traite aisément les hommes comme des chiens, bien que souvent les chiens sont mieux traités que les hommes, mais tout de même.
Il paraît que ces embryons animaux hybrides, comportant des cellules souches humaines ouvriraient d'immenses perspectives médicales, depuis le traitement de maladies dégénératives jusqu'à la création d'organes destinés à des greffes. C’est possible.
Mais est-ce bien raisonnable ?
Les Instituts américains de santé (NIH), se sont tout de même posés la question il y a un an, et proposent aujourd’hui de lever le moratoire après avoir consulté des chercheurs, des biologistes et – tenez-vous bien – des spécialistes du bien-être des animaux.
Le NIH envisagerait d'autoriser les expériences "où des cellules humaines pourraient apporter soit une contribution substantielle soit une modification fonctionnelle substantielle au cerveau de l'animal", selon un communiqué publié le 4/08/16.
Il est certain que les animaux devraient nous être reconnaissants et flattés d’être porteurs de cellules humaines et nager dans la joie avant de nager dans leur sang.
Dans le communiqué, l’argument avancé est assez inquiétant : améliorer le fonctionnement du cerveau de l’animal ! D’une part, ne serait-il plus urgent d’améliorer le fonctionnement du cerveau d’une grande partie de l’humanité ? D’autre part, ne faut-il pas craindre que des rats chimériques ne finissent par bouffer les chercheurs ? Et ils l’auront bien cherché.
Le NIH prendra sa décision finale qu’après avoir pris connaissance des commentaires en ligne sur ce sujet de la part des spécialistes et du grand public pendant une période de 30 jours.
Mon commentaire serait le suivant : on sait ce qui peut arriver aux créateurs de monstres.