Les idéologies appliquées de façon radicale aboutissent le plus souvent à l’inverse des buts recherchés. Des concepts sont utiles pour tenter d’améliorer la réalité, mais faire rentrer la réalité dans les concepts, c’est prendre le risque d’annihiler ou d’inverser le but recherché par les moyens que l’on utilise pour y parvenir. A cet égard le communisme est exemplaire, en voulant donner le pouvoir et l’aisance au prolétariat et aux classes populaires, le communisme les a appauvris et leur a fait perdre le pouvoir et la liberté qu’ils avaient auparavant au profit d’une classe dirigeante, telle une noblesse politique, qui a accaparé pouvoir et argent.
En France, les « usurpateurs de l’insoumission » prétendent être animés par l’antifascisme et l’antiracisme, leurs idées et leurs actions expriment l’inverse.
Leur parti a tous les caractères d’un parti fasciste : son chef, Mr Mélenchon, dont la seule conviction pérenne est celle de son ambition, donne des directives sans contrôle, et si l’on discute la ligne, on est « purgé », la violence, qui s’exprime pour l’instant par des manifestations et des propos, est commune.
Son antiracisme sème toutes les graines du racisme, cette fois surtout anti-Blanc, à la mode anticoloniale portée par des individus qui n’ont jamais été colonisés mais qui entendent conserver un statut de victimes jusqu’à la fin des temps. Ceux dont les ascendants ont souffert du racisme font resurgir la notion de race que l’universalisme avait tenté d’effacer, en utilisant l’expression de « racialisé » dont la marque est physique, une couleur de peau non blanche. Pour compléter le tableau fascisant, les « usurpateurs de l’insoumission » ajoutent un antisémitisme sous le label bien-pensant d‘antisionisme, avec le vœu de moins en moins caché de faire disparaître l’Etat d’Israël et ses habitants pour nombre d’entre eux en proposant un état palestinien « du Jourdain à la mer ».
La particularité de ce « fascisme » est qu’il n’est pas nationaliste, mais au contraire, il préconise la dissolution de la nation en la fragmentant. Si le nationalisme favorise des guerres extérieures, la fragmentation de la nation favorise la guerre civile, ce qui est encore pire.