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J’ai tenté de lire « Notre jeunesse » de Charles Péguy. Sa personne et sa vie ne peuvent que susciter du respect pour ses convictions et ses engagements. « Notre jeunesse » qui traite des suites de l’affaire Dreyfus et de ce que la politique en a fait est paru quatre ans avant sa mort au combat tout au début de Première guerre mondiale. On retrouve ce que l’on pourrait écrire aujourd’hui sur un désintérêt de la jeunesse (qui sera sacrifiée dans les tranchées peu de temps après) et les combines politiciennes (dont la constance reste un repère). Et j’ai abandonné – injustement et certainement à tort – ce texte au bout de cinquante pages pour une seule raison : le style. Abandonner un livre pour son style s’agissant de Charles Péguy peut paraître invraisemblable, mais je ne supportais plus son style incantatoire, répétitif où il écrit quatre ou cinq fois la même chose en utilisant des synonymes, si ce ne sont pas les mêmes mots dans un ordre différent. Et quand ce procédé stylistique se répète plusieurs fois dans la même page et de page en page, on fatigue.
Au bout de cinquante pages j’ai fermé le livre pour me reposer et je ne crois pas que j’aurais la force de le reprendre. Ce qui laissera totalement indifférent, et à juste titre, un éventuel visiteur qui se serait égaré sur ce blog pour y lire ces quelques lignes sans intérêt. Car comment parler de style littéraire quand on parle de guerre ou quand le chef de la première puissance mondiale se transforme en vendeur de voiture pour vanter les qualités d’un modèle produit par son « bouffon sous kétamine ».