Faire rencontrer en dehors de la femme un spermatozoïde et un ovule afin que le premier pénètre le second pour créer un embryon est devenu chose banale (fécondation in vitro). Cet embryon, s’il est potentiellement un être humain, n’est qu’un amas cellulaire constitué par division de la cellule initiale formée par la rencontre des gamètes lorsqu’il sera implanté dans l’utérus de la femme afin qu’elle en fasse un enfant.
Les gamètes à l’origine de l’amas cellulaire peuvent provenir des deux conjoints dont les rapports sexuels ont été stériles ou de donneurs.
Lors de la fécondation in vitro il est créé plusieurs embryons (avec l’accord écrit du couple) dont seulement deux, parfois trois seront implantés dans l’utérus de la femme en choisissant les plus « sympathiques », aux cellules régulières, non fragmentées, pour avoir plus de chances de provoquer une grossesse.
Que deviennent les embryons surnuméraires ? Ils sont conservés par congélation ou vitrification (congélation rapide). Mis en hibernation, que vont-ils devenir en France ?
Avec l’accord du couple (sollicité par écrit chaque année) :
- Ils peuvent être conservés pour une éventuelle implantation ultérieure sur la femme du couple.
- Accueillis par un autre couple
- Servir à la recherche
- Détruits.
On pourrait s’offusquer de cette destruction (on parle plus volontiers de la cessation de la conservation) puisqu’il s’agit d’êtres humains potentiels sous forme d’amas cellulaires informes. Certains pourraient considérer qu’il s’agit d’un avortement à un stade très précoce. Qu’ils se rassurent, l’embryon n’a que quelques jours lorsque que son développement est arrêté par la congélation, et d’après Saint Thomas d’Aquin, une référence en matière théologique, le fœtus acquiert son âme 40 jours après la fécondation chez l’homme et 80 jours après chez la femme. Même au stade fœtal la femme n’est pas l’égale de l’homme.
J’ignore le nombre d’embryons conservés par congélation en France, mais aux USA le chiffre dépasserait largement les 500000.
Il était donc tentant pour des gens avisés de faire commerce de ces amas cellulaires tristement abandonnés par les couples plutôt que de les détruire.
C’est chose faite :
Quelques institutions américaines proposent de les vendre aux couples souffrant de double infertilité. Le prix irait jusqu'à 20.000 dollars.
Quant à chosifier l'humain, j’espère que dans un proche avenir des soldes seront envisagées pour abaisser les prix, et que les couples pourront choisir sur catalogue les caractéristiques de l’enfant futur qu’ils achètent et dont ils ignorent la provenance. A moins d’établir une traçabilité par étiquetage.