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La nostalgie grecque de l’emprunt russe

 

La nostalgie grecque de l’emprunt russeHier nous avons profité de la climatisation d’une salle de cinéma. Certes, il a fallu absorber une bonne demi-heure de publicité tonitruante, car c’est le seul endroit où, prisonnier du fauteuil, on ne peut y échapper. Mais en goûtant la fraîcheur, j’ai pu m’amuser en regardant « Spy » un pastiche de film d’espionnage où le héros est une héroïne, petite et obèse, mais dynamique.

Pendant ce temps les Grecs votaient « non » et refusaient ainsi les dernières propositions de l’UE et du FMI qui avaient d’ailleurs été retirées avant le referendum. Un refus qui n’est guère étonnant car il semble que parmi les défenseurs du « oui » figurait la brochette des anciens dirigeants de la Grèce responsables au premier chef de la panade dans laquelle se trouve actuellement le pays, créancier historique et débiteur insolvable. De surcroît, le « oui » était également défendu par des têtes fortunées qui par phobie administrative avaient régulièrement omis de payer leurs impôts, et ne cachaient pas préférer que l’on ampute davantage les petites retraites plutôt que leur train de vie.

Les autres pays de la zone euro expriment une certaine mauvaise humeur à l’idée de devoir encore verser leur argent dans le tonneau sans fond des Danaïdes, appareil astucieux inventé par les Grecs, et qui par respect de leur mythologie n’envisagent de le réparer qu’avec réticence en arguant de leur liberté et de leur résistance devant l’invasion de ceux qui leur prêtent de l’argent.

Mélenchon fait plaisir à voir. Il exulte. Il trouve normal que la Grèce soit définitivement entretenue par les autres, parce qu’il s’imagine avec candeur que ce ne sont pas les peuples qui vont à la fin payer l’addition.

Les esprits communisants semblent garder la nostalgie de l’emprunt russe du siècle dernier dont l’absence de remboursement avait permis aux bolcheviks de faire main basse sur l’argent des épargnants européens.

La nostalgie grecque de l’emprunt russeD'après Le Monde.fr

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D
Et nous serons "chocolat"
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S
Label hellène : nous prendre pour des poires ?
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D
SOURIS DONC. Oui, on se gargarise de l'invention de la démocratie par les Grecs alors que leur société dans l'Antiquité était une société élitiste mais qui se distinguait des sociétés dirigées par des tyrans. Vous suggérez que les Grecs d'aujourd'hui pensent comme les Grecs d'hier ? Il est dommage que cela ne soit pas le cas.<br /> Oui, ce sont des créanciers historiques. Mais les vertus de leurs ancêtres n'excuse pas leurs vices d'aujourd'hui. On a fait entrer la Grèce dans l'UE comme on rend hommage à une vieille dame pour sa beauté ancienne.
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S
 <br /> En gros les vertueux en ont marre.<br />  <br /> Toute l’Europe du Nord, quelques pays baltes, l’Espagne et le Portugal ont fait les efforts que les Grecs osent appeler austérité, après la vie à grandes guides à nos crochets. Que les vertueux, que les Grecs veulent continuer à racketter sans vergogne, trouvent un peu abusif l’imposture qui continue d’engranger les royalties de la propriété intellectuelle de la démocratie de Périclès, ça peut se comprendre. <br /> Comme on comprend aussi l’empathie de Mou-Président-Je qui s’identifie aux Grecs, vu qu’il ne fait aucun effort de réduction des dépenses publiques, et qu’il sait que la Grèce préfigure ce qui risque de nous arriver. Ça chauffe. Et donne des ailes aux Mélenchon-Duflot-Le Pen. <br />  
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D
PANGLOSS. La finance est un vaste jeu d'emprunts mutuels.
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D
ZAZA. La dette grecque a déjà été réduite de 200 milliards, je crois. Le reste ne sera jamais remboursé intégralement ou alors renvoyé au calendes grecques 
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S
 <br /> Leurs emprunts russes, une traite sur le passé glorieux où quelques citoyens entourés de disciples et d’éphèbes refaisaient le monde et les choses de la cité sur l’agora. Ils avaient le temps, ils étaient oisifs,  car nantis d’esclaves, d’ilotes et de métèques, pour les tâches subalternes, soigneusement écartés du débat démocratique, de même que les femmes. Si on commence à s’encombrer des races inférieures, où on va ?<br />  <br /> La Grèce d’aujourd’hui. Une démocratie qui ne veut pas s’encombrer, de TVA et d’impôts, continue de penser que les métèques européens sont là pour verser l’obole dans le tonneau et qu’il est normal de les berner ouvertement.  <br />  
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P
Juste pour montrer l'aberrante absurdité de la situation: en 2013 l'impôt sur le revenu a rapporté en France 72,6 milliards.
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Z
J'ai lu l'article de notre ami Pangloss et je constate que vous faites tous les deux référence à ces fameux emprunts russes.C'est une comparaison très explicite pour ce qui attend les créanciers qui ont prêtés à la Grèce. Ce pays ne remboursera jamais. Merkel ce soir gardait une ligne dure quant à notre pépère, il a été ferme mais se laissant encore des plages de négociation. De toute façon, le FMI a lâché la Grèce. La zone Euro est sur le point d'exploser, et c'est dans les prochaines semaines qu'il faudra bien analyser les réactions des eurosceptiques. Car là est le véritable danger, la montée du nationalisme dans l'Europe entière. Bonne soirée. ZAZA
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D
Faire un referendum pour accepter de l'argent, c'est possible, mais pour en donner ce serait périlleux.
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N
Si les gens qui payent, c'est à dire les contribuables des pays créanciers, avaient le pouvoir de décision, ils prieraient les Grecs de bien vouloir aller se faire voir chez eux mêmes et remplacer l'Euro par une quelconque monnaie de singe. Ce sur quoi ils fermeraient le robinet et nous pourrions siffler la fin de la récréation.<br /> Hélas, les contribuables n'ont qu'un seul pouvoir : celui de cracher au bassinet.<br /> Amitiés.
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D
CARLUS. Oui, c'est une situation abracadabrantesque.
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D
PANGLOSS. Aristote serait fâché de la légèreté arrogante de Tsipras
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D
LIVIA. "Orgie" est peut-être un grand mot. Disons : gabegie, insouciance et escroquerie, en puisant largement dans les largesses (inconsidérées) de l'UE.
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C
Tout cela est vraiment très drôle. <br /> Ils fêtaient hier soir leur victoire, comme si la volonté exprimée par des débiteurs d'effacer une dette était opposable aux créanciers. <br /> Pas fous, ils réaffirment leur attachement indéfectible à l'Europe et à l'Euro (vous m'en direz tant !). Mais ils sont soutenus et applaudis des deux mains par tous ceux qui , en Europe, prônent la sortie de l'Euro.<br /> Je compte désormais sur l'inflexible Mme Merkel (et pas du tout sur Hollande) pour ramener tout ce beau monde à la raison.
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P
Quand on pense que Tsipras, pour être élu, a, dans les circonstances actuelles, inscrit à son programme un treizième mois pour les retraités, on se dit qu'il y a encore beaucoup à négocier.
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L
Quand on entend Claude Bartolone, Macron et Mélanchon, on peut se demander s'ils ne se foutent pas de la gueule de ceux qui vont payer cette "orgie Grecque" !
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