Ce matin à France inter le ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos, interrogé par l’animateur de la station sur les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises, admet qu’il faut tenter de les limiter en légiférant, mais souligne qu’il est logique qu’ils soient bien rémunérés en raison des risques qu’ils prennent. Ah ! Bon, parce qu’ils prennent des risques ? L’entreprise leur appartient ? Ils ont investi leur avoir pour la créer ou emprunté en gageant sur leurs propres biens ? Ils n’ont plus grand chose, sinon des dettes, lorsque leur entreprise fait faillite ? Ils prennent des risques, mais lesquels ? Les dirigeants des grandes entreprises sont salariés avec un salaire astronomique et un contrat toujours avantageux. Quoi qu’ils fassent (en dehors des escroqueries toujours possibles car la voracité n’a pas de bornes) : mauvaise gestion, licenciements, faillite ou fermeture de l’entreprise, ils partiront le cul bordé d’or et aussi mauvais soient-ils, les bougres iront toucher des jetons de présence dans les conseils d’administration des copains et sortiront peut-être un livre pour donner des conseils aux autres.
Ils prennent des risques, mais lesquels ?? Un accident de chasse ? Une balle perdue en jouant au golf ? Une indigestion après un repas d’affaires ? Un bout de carapace de homard malencontreusement projeté dans un œil ? Le journaliste, lui, n’a pas relevé l’absurdité proférée par un homme qui a tout de même son bac, mais ma réaction a été assez bruyante pour déranger les voisins.