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Publié le 10 Juin 2014

On parle de plus en plus du retour de Sarkozy dans l’arène politique. Plus il s’approchera de l’arène, plus tinteront les casseroles qu’il traîne derrière lui, et que ne manqueront pas de remplir les concurrents de son propre camp. Car Sarkozy ne semble pas avoir changé : il s’agite en accompagnant sa femme lors de ses concerts, par amour sans doute, mais aussi pour se faire voir en détournant une partie des applaudissements sur sa personne, qu’il tente de recueillir directement par ses conférences lucratives.

Le 6 juin dernier, il a donné une conférence au « Swiss Economic Forum » et en marge de celle-ci, devant une vingtaine de personnes, dont Adolf Ogi ex-président de la Confédération, il s’est permis de donner des leçons à la Suisse, l’engageant à entrer dans l’Union européenne et considérant qu’un pays ne pouvait pas être gouverné en changeant de président chaque année et qu’un système avec sept conseillers fédéraux est inefficace et désuet (Le Matin et le Huffington post). Donner des leçons de gouvernance à la Suisse ne manque pas de culot pour quelqu’un qui a augmenté considérablement la dette de la France sans faire de grandes réformes, et ruiné son parti sans pour autant être réélu.

Le bruit des casserolesJean-Marie Le Pen, en voilà un qui agite ses casseroles avec délectation, et n’hésite pas à en envoyer une dans les chevilles de sa fille (qui déplore la faute politique, et on la comprend, mais pas la signification du discours). Son papa ne manque pas une occasion de lâcher de temps à autre une petite crotte antisémite sous forme d’un calembour ou d’un jeu de mots, une incontinence qu’il ne faut pas attribuer à l’âge mais à sa judéo-phobie, héritière de celle du régime de Vichy et avant lui de l’Action française, phobie obsessionnelle qui ressort de la pathologie comme quand on a peur du noir (je parle de l’obscurité) ou d’un espace confiné.

Il ne veut pas que son parti soit un parti comme un autre, et il a raison : ce n’est pas un parti comme un autre car on compte une bonne « fournée » de pétainistes parmi ses membres fondateurs comme, entre autres : « Léon Gaultier, membre fondateur du conseil national du FN, était un ancien Waffen-SS: il fut également collaborateur du secrétaire général à l’information et à la propagande du régime de Vichy, Paul Marion. Pierre Bousquet, le premier trésorier du FN, était un ancien caporal SS de la division Charlemagne. François Brigneau, membre fondateur et ancien vice-président du FN, fut membre de la Milice du régime de Vichy. André Dufraisse fut l’un des premiers membres du bureau politique du FN: il combattit avec la Wehrmacht dans la Légion des Volontaires Français du régime de Vichy. » (Thomas Guénolé, Slate.fr).

Bien sûr, les dirigeants actuels diront qu’ils n’ont rien à voir avec les fondateurs du FN et que ce serait insulter leurs électeurs que de le révéler, mais la plupart vote pour ce parti sans en connaître la nature. Le père fondateur, lui, se charge de temps à autre de faire tinter cette casserole dans laquelle cuisine sa fille avec un certain succès.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #FN, #Le Pen, #Sarkozy

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Publié le 27 Mars 2014

Se taper le Front

Après ce premier tour des municipales les commentaires vont bon train pour expliquer le niveau de l’abstention et la progression du Front National. On parle de la peur des Français qui, accrochés à leur passé, redoutent les effets de la mondialisation qu’ils subissent déjà et qui ne peuvent que s’amplifier aussi bien pour la concurrence commerciale, l’achat du patrimoine par les étrangers, que pour les flux migratoires. On parle du rejet des partis politiques qui, une fois au pouvoir, se sont révélés impuissants à enrayer la chute. Alors pourquoi ne pas voter pour un parti qui n’a jamais eu de responsabilités (sauf dans quelques mairies où le résultat n'a pas été probant) ?

D’autant plus que les idées exposées par le Front National seront sans doute fécondes pour marcher à reculons et se réintroduire dans l’histoire passée bien plus séduisante (rétrospectivement) que celle du présent.

La préférence nationale, les « Français d’abord », aurait l’avantage de libérer les postes enviés dans les travaux publiques et les cuisines des restaurants. La sortie de l’Euro et le rétablissement du franc permettrait de dépoussiérer la planche à billets pour fabriquer l’argent qui manque si cruellement, et ruinerait par la même occasion ces misérables épargnants tout en augmentant le poids des portefeuilles. On vendrait à l’étranger pour moins cher, à condition de pouvoir vendre, car un protectionnisme marche dans les deux sens. Personne ne voudra de nos gros machins que l’on vend encore aux autres. Les petites choses que l’on achète aujourd’hui ailleurs à bon marché seront enfin fabriquées chez nous, à condition de pouvoir se les payer.

Et pour couronner le tout qu’il serait bon de sortir de l’Europe. Et pourquoi pas – en ultime recours - une petite guerre avec l’Allemagne pour reprendre les bonnes habitudes ? Cette fois nous pourrions peut-être la gagner sans l’aide des Américains car la Germanie, bien que florissante, est peuplée de vieux et son armée est réduite au strict minimum. Rien ne vaut une guerre pour augmenter la croissance et réduire le chômage à néant. Et la reconstruction, rien de telle pour donner du travail aux survivants, avec en perspective de nouvelles trente glorieuses.




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #FN, #Municipale 2014

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Publié le 21 Octobre 2013

A la suite de mon article : « Vous avez dit extrême droite !? », Nouratin a fait le commentaire suivant sur mon blog hébergé par Over-blog, et je l’en remercie :

« On a vite fait, dans ce pays de vous coller le qualificatif extrême droite c'est à dire le sceau de l'infamie.
Le FN qui essaie d'attraper un maximum d'électeurs considère à juste titre que cette étiquette lui fait du tort. D'ailleurs, ce n'est pas parce que certains vieux membres du parti étaient partisans de l'Algérie française que ce parti peut être ainsi qualifié. Quant aux collabos, ils sont pratiquement tous morts.
Amitiés »

Ce commentaire ouvre un débat et m’a permis de compléter mon article par la réponse suivante :

Je comprends très bien que dans l'intérêt électoral de son parti, Marine Le Pen veuille refuser le label d'extrême droite. Reste qu'ayant des positions plus radicales que la droite classique, le FN est de fait à l'extrême droite comme le Front de gauche est à l'extrême gauche. Mais il n'est pas exclu que le FN ait une évolution à l'italienne où le parti se réclamant du fascisme a finalement pris une position de centre droit.

La composition du FN me semble très hétérogène groupant des protestataires d'obédience différente : un spectre allant des sympathisants du nazisme (dont Lopez semble faire partie et si les collaborateurs sont effectivement morts, je pense que celui-ci aurait bien pu les rejoindre s'il avait vécu à cette époque, étant donnée sa fascination pour Hitler) à d'anciens communistes, en passant par des catholiques intégristes. On retrouve dans le FN toutes les constantes de l'extrême droite. La xénophobie sans nuances alors que les immigrés d'origine européenne ont amenés à la France quelques prix Nobel et de nombreux artistes et un tour dans les cuisines des restaurants parisiens et sur les chantiers vous permettrait de constater que ce sont surtout des immigrés qui y travaillent. L'antisémitisme, avec le reproche de voir des Français d'origine juive dans les médias en suspectant un complot plutôt que le talent leur permettant d'y être. L'anti mondialisme et l'anti UE en prétendant qu'il est possible s'enfermer dans l'hexagone. Mais ses meilleurs arguments électoraux sont le souci sécuritaire (on peut difficilement être contre) et l'anti islamisme (que je préfère à la pseudo islamophobie) qui rencontre la peur de beaucoup de Français de voir leur société cesser d'être laïque devant une religion totalitaire, expansive et dont la frange violente est devenue un problème mondial. Mais il faut remarquer que cette expansion est surtout le fait des enfants ou petits-enfants des Algériens des anciens départements français, c'est à dire des Français plutôt que des immigrés. Reste que l'immigration a été très mal régulée et que la gauche pêche par un angélisme confondant qui fait évidemment le lit du FN

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #extrême droite, #FN

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Publié le 18 Octobre 2013

Vous avez dit extrême-droite !?

J’ignore bien entendu si toutes ces allégations sont exactes. Marine Le Pen a beau jouer la vierge effarouchée lorsque l’on qualifie son parti d’extrême-droite, car même si elle a cessé dans ses discours de se livrer aux sinistres provocations de son père, il reste que les troupes qui s’étaient ralliées au père, puis à la fille sont portées pour la plupart par les mêmes idéaux.

Certains évoquent sans doute avec complaisance la période où l’Ordre Nouveau de Vichy s’était imposé à la France sous la houlette bienveillante de l’envahisseur allemand. «Travail – Famille - Patrie » qui conduisit à incarcérer, à torturer et à livrer à l’ennemi d’authentiques patriotes qui tentaient de résister à l’envahisseur, à pourchasser les citoyens juifs dont certains étaient des héros de la Grande Guerre, pour les diriger vers les camps d’extermination, en faisant au passage main basse sur leurs biens, façon Philippe le Bel.

La plupart auraient sans doute soutenu « l’Algérie française » dont Le Pen était un chaud partisan, en montrant ainsi la justesse de leur vision historique car en cas de réalisation de ce rêve la moitié de la population des départements français serait aujourd’hui musulmane et l’Islam la première religion de France. Mais cette perspective ne semble pas avoir effleuré ceux qui accusent l’immigration d’être la source de tous les maux de la France, car ce sont des adorateurs patentés des boucs émissaires, qu’il s’agisse des immigrés, des juifs (ce sont des habitués), de l’Europe ou de l’Euro, car sans ce dernier on pourrait fabriquer toute la monnaie dont on a besoin, sauf qu’elle ne vaudrait plus rien.

En dehors de ceux qui sont portés par ces idéaux, il y a des gens qui votent pour le Front National sans adhérer à ces thèses. Ceux qui veulent donner une leçon à la classe politique au pouvoir depuis des décennies avec le succès que l’on sait, mais sans vouloir le mettre au pouvoir, et ceux qui se disent : on a tout essayé sans beaucoup de résultats, alors pourquoi ne pas essayer le FN ? En prenant dans son discours que ce qui leur convient, et  en faisant abstraction du reste. Raisonnement qui est du même ordre que : l’aspirine ne marche pas sur mon mal de tête, alors pourquoi ne pas essayer de la frapper contre le mur ?

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #extrême-droite, #FN, #vote

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