Hier, l’interview d’Emmanuel Macron, en dehors de sa prise de position dans ses bottes, était, comme d’habitude, farcie de généralités qui ne prêtaient guère à discussion, et en faisant le constat étonné de ce qui n’allait pas dans le pays, notamment pour ce qui concerne son industrialisation en péril, alors qu’il est au pouvoir depuis 6 ans. On lui cache tout.
Le roi Charles III doit se rendre en France pour sa première visite officielle, et une partie à quatre avec les Macron. On pourrait penser qu’il s’agit là d’une preuve de sa francophilie, mais je pense que la vérité est moins flatteuse : il traverse la Manche en sens inverse des migrants (les uns dans les eaux et l’autre en l’air ou sous terre) pour se remonter le moral, car si le Royaume-Uni ne va pas très bien, la France lui montrera un visage réconfortant.
Aux dernières nouvelles cette visite royale est annulée à l'initiative du président français, privant ainsi Sa Majesté, qui brûlait de venir, de se réjouir de l'état de la France. Nous sommes pitoyables dans la rue comme au sommet. Une odeur de Trafalgar.
Ce matin, sur une chaîne d’information j’ai vu un journaliste se casser le dos pour tendre le micro à un gamin de 13 ans et lui poser des questions sur ce qu’il pense de la réforme des retraites et de la manifestation d’aujourd’hui à laquelle le gamin doit participer. Le gosse pré-pubère avait d’ailleurs un discours bien rodé prouvant que son cerveau avait déjà été lavé à l’eau écarlate. Il faut souligner la qualité des sources d’informations de cette chaîne.
D’après un sondage, le cinquième de la population française approuverait les violences qui surviennent en « marge » des manifestations. Cette « marge » est le terme toujours utilisé par les journalistes comme si les évènements qui s’y produisent n’avaient aucune importance. Jadis les professeurs mettaient la note et les remarques en marge des devoirs des élèves. Pour les manifestations c’est également la marge qui compte. Mais j’ignore si la pratique est toujours la même dans nos écoles aujourd’hui, l’inverse est possible : ce sont peut-être les élèves qui notent leurs professeurs en marge de leur agression.
Les ordures vont bien. Merci.
Illustration : Goya "Duel au gourdin"