Et ça recommence. Après un attentat commis par des islamistes illuminés, les médias nous imposent la répétition en boucle de leur vie édifiante, vide et sans intérêt. Des assassins dont les cerveaux bien lavés ou plutôt bien salis les ont conduit, comme des robots sans âme, à tuer et le plus souvent à être tués à leur tour, parfois en se suicidant.
On nous rabâche par les discours et les images, à longueur de journée, le parcours de ces individus, un parcours stéréotypé, qui ne nous apprend pas grand chose, et pourrait servir comme modèle en changeant simplement le nom.
Nous avons toujours droit à l'interview des proches ou des voisins qui ne manquent pas d'insister, presque toujours, sur le caractère affable de l'assassin. Le plus irritant est le passage en boucle de leurs portraits souriants, des gens comme vous et moi. Il est dommage que les journalistes ne disposent pas de la photo de l'assassin enfant jouant dans un bac à sable, sinon nous aurions pu nous attendrir dessus.
Je sais bien que nous sommes en démocratie et que l'information est encore libre, mais nous faisons des héros de ces individus minables qui n'ont rien fait de leur vie, sinon tuer, et nous transformons leur parcours en épopée, ce qui ne peut qu'encourager d'autres à suivre le même chemin pour laisser leur nom dans l'histoire.
Je sais que c'est impossible, mais j'aurais préféré que l'on ne divulgue pas leur nom, et que l'on ne désigne ces individus que par un numéro : tueur n°1 ou tueur n°2 de l'attentat X comme on le ferait pour des robots meurtriers.
Dessin de Pétillon paru dans le Canard enchaîné du 18/11/15