J’ignore si le remaniement du gouvernement français intéresse vraiment quelqu’un, en dehors de ceux qui en sortent et de ceux qui y entrent ou encore de ceux qui avaient la nostalgie de Ayrault et qui vont pouvoir pousser un soupir de soulagement en le voyant réapparaître dans les palais de la République et dans ceux des pays étrangers, mais pour ce qui me concerne, c’est le remaniement du gouvernement des Emirats arabes unis qui attire mon intention, ce qui, je n’en doute pas, flattera leurs membres.
Ce gouvernement comporte 29 ministres dont la moyenne d’âge est de 38 ans. Un exemple à suivre, mais il est vrai que les rejetons des familles régnantes y tiennent une grande place.
L’entrée de 5 femmes et un total de 8 dont une de 22 ans pour le ministère de la jeunesse, donc une spécialiste de la question.
C’est à deux autres femmes que l’on a confié de lourdes responsabilités :
L’une est chargée du ministère de la tolérance et comme disait l’autre, si « il y a des maisons pour ça », dans un pays peuplé de 90% d’étrangers, ce n’est peut-être pas inutile. Il faut cependant souligner que bien que l’islam soit religion d’Etat, les autres religions sont tolérées.
L’autre a une mission originale puisqu’elle est chargée du ministère du bonheur.
Carrément.
Ce ministère devra s’assurer que les politiques gouvernementales créent « le bien-être social et la satisfaction » des individus. La création de ce ministère prend donc exemple sur le royaume himalayen du Bhoutan qui avait créé le concept de « bonheur national brut » à la place du PIB.
Considérer que le bien-être social est garant du bonheur est évidemment un peu réducteur, mais comme pour l’argent, il y contribue.
Pourrait-on envisager en France un ministère du bonheur ? Car après tout ce devrait être le but ultime de tout gouvernement.
Malheur à celui qui envisagerait seulement d’en parler. Les humoristes se régaleraient de tant de naïveté. Une vieille nation ne se fait plus guère d'illusions, et de toute façon, elle n'en a pas les moyens.