Nous en sommes là. Entre un président du Sénat qui, devant les conditions dans lesquelles se déroule la campagne électorale pour les élections présidentielles, s’est demandé si ses résultats seraient légitimes. Entre ceux qui souvent ne votent pas, mais estiment que les élections n’auront aucune valeur en raison du taux d’abstention prévisible et qui augmente à chaque élection. Entre le gonflé à l'ego qui promet n'importe quoi à n'importe qui pour devenir président. Entre l’égaré du XXe siècle qui continue à défendre une idéologie remarquable par ses charniers en invitant à descendre dans la rue après des élections libres que sa pensée communiste ne saurait évidemment concevoir. Entre l’égaré des belles heures de la royauté qui ne semble pas mécontent qu’un chef d’Etat républicain soit traité d’assassin mais qui donne à Poutine des excuses pour l’être : nous voilà bien. Mais sommes-nous mieux avec les autres ? Entre des candidates de partis moribonds. Entre un candidat qui compte diriger un Etat selon les conditions météorologiques. Entre une dame qui imite ses chats pour faire croire qu'elle est douce, et entre celui qui a déjà fait ses preuves sans avoir prouvé grand-chose en dehors de la nécessité : nous voilà toujours pas bien.