Pourquoi ? Parce que j'ai appris par un article d'un journal saoudien rapporté par le Courrier international que l'Arabie saoudite est contente de nous, et que la France de ce fait méritait bien une récompense.
Comment ne pas être heureux lorsque des princes saoudiens daignent nous donner des bons points dorés lorsqu'ils estiment que nous avons été sages et que nous nous sommes bien tenus en faisant les gros yeux à l'Iran, son ennemi intime, au moment des pourparlers pour retarder quelque peu la naissance de leur bombe atomique, et en étant très sévère à l'égard du vilain Bachar El Assad, le petit chimiste, allié du grand Satan perse.
Alors nous avons été récompensés en leur vendant des armes, assortis, semble-t-il, de quelques centrales nucléaires.
Heureux que l'on reconnaisse enfin nos mérites, surtout de la part de ceux qui n'en ont aucun, en dehors d'être assis, par la grâce d'Allah, le cul sur des nappes de pétrole ou de gaz, sans avoir depuis des siècles ni inventé, ni créé quoi que ce soit. Il est vrai qu'Allah voit toujours les choses en grand car amener à lui la bagatelle de1500 pèlerins, d'un seul coup, après une simple bousculade n'est pas à la portée de n'importe quel Dieu.
Certes, l'Arabie saoudite est une cousine très proche de l'Etat islamique. Bon sang ne saurait mentir, et il est touchant de voir que leurs comportements sont semblables avec le même penchant pour le fouet et les décapitations ; rien ne vaut l'esprit de famille.
Un esprit de famille qu'ils aimeraient tellement nous faire partager.
Et ils vont le tenter sur Karl Andree, Britannique de 74 ans, patron d’un groupe pétrolier, travaillant depuis 25 ans en Arabie saoudite, atteint d'un asthme et d'un cancer. Il se trouve actuellement à la prison de Braiman à Jeddah, en Arabie Saoudite et il a été condamné à 350 coups de fouet ! Son crime : la police saoudienne aurait retrouvé une bouteille de vin artisanal dans sa voiture l’année dernière (The Guardian).
Quand je pense que lorsque que ces Saoudiens pudibonds et sobres séjournent dans les palaces parisiens, ils ne manquent pas de s'imbiber largement et de forniquer à couilles rabattues. Le désert donne soif et le pétrole est décidément imbuvable.