Il est de bonne guerre commerciale que lorsqu'une nouvelle oeuvre paraît, le producteur qui a investi de l'argent pour permettre sa création ou son édition tente de faire connaître cette parution à un maximum de gens dont il veut faire autant de clients.
C'est en particulier le cas pour les nouveaux films. Les acteurs principaux du film sont régulièrement envoyés au combat, dans la pétarade des ondes et les tranchées télévisuelles passant d'une radio à une chaîne et crapahutant d'un concurrent médiatique à l'autre pour faire leur petit numéro, souvent en duo rendant ainsi la promotion plus vivante et permettant un envoi de fleurs réciproque, ce qui peut toujours servir.
Souvent ils n'ont rien à dire, mais comme ils sont connus et sympathiques, ils sont écoutés et regardés par ceux qui sont fascinés par l'image de ces héros éphémères et ces derniers répètent leur numéro comme ils le feraient chaque soir sans se lasser pour une pièce de théâtre.
L'ennui est qu'ils nous lassent.
En ce moment nous avons droit à la prestation tous azimuts de deux acteurs (au demeurant, talentueux) à propos d'un film intitulé « Un moment d'égarement » dont le scénario semble n'avoir aucune originalité puisqu'un film français sur le même thème a déjà été tourné (avec Marielle), aussi n'ont-ils rien à dire mais à voir réapparaître sans cesse leurs bobines à la manière d'un parasitage, je n'ai aucunement envie d'aller voir ce film, même si j'en avais eu l'intention avant ce matraquage en boucle.
Dessin de Geluck