Les jeunes sont dans la rue, qui est foutu ?
Publié le 10 Mars 2016
Manifestation d’étudiants à Grenoble le 9/03/16 contre le projet de loi El Khomri. Xavier Vila/SIPA
Le texte de la pancarte est intéressant : « PERDRE SA VIE A LA GAGNER NON MERCI ».
Son interprétation prête évidemment à discussion. Plusieurs hypothèses :
- Je ne veux pas travailler ou le moins possible, j’ai des choses plus « cool » à faire.
- Je veux toucher une allocation pour ne pas avoir à travailler.
- Je ne perdrai pas ma vie à travailler, puisque de toute façon je serai au chômage. Le « non merci » semblerait suggérer que le chômage serait, dans ce cas, une perspective séduisante et revendiquée.
On peut donc penser que ces jeunes manifestants n’iront pas rejoindre les « 350 000 Français /qui/ résident à Londres, /et sont/ dans leur grande majorité âgés de moins de 35 ans. Personne n’y va pour le climat ou pour le fish and chips. D’après les témoignages, ils sont séduits par la flexibilité du travail et les opportunités de la capitale britannique, à la différence de l’immobilisme et de la bureaucratie françaises.” (La Vanguardia, journal de Barcelone).
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