Je ne vois vraiment pas pourquoi les autorités, le directeur de AP-HP, la direction et le personnel de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et les médias protestent contre l’intrusion dans l’hôpital susnommé de quelques dizaines de personnes « en marge » de la manifestation du 1er mai.
Le scandale réside en fait dans ces protestations mêmes dont les auteurs manquent manifestement de compassion, car ces personnes nécessitaient, toujours aussi manifestement, de soins urgents, ce qui explique qu’ils aient frappé désespérément à la porte d’un service de réanimation au lieu de celle du service de psychiatrie, erreur bien compréhensible à mettre sur le compte de leur désorientation et de leur affolement.
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