Depuis près de deux ans le directeur de l’UIT de Saint-Denis (annexe de l’Université Paris XIII), Samuel Mayol, et ses proches reçoivent des SMS menaçants dont voici un exemple qui date du 26 août dernier :
Ces menaces ont succédé à la destitution de Rachid Zouhhad qui était à la tête d’un département où le personnel recruté était non qualifié, ce qui n’avait d’ailleurs aucune importance puisque les cours n’étaient pas donnés mais dont les heures étaient néanmoins comptabilisées.
Ce brave Rachid responsable du département dit qu’il n’y est pour rien, alors qu’il semble s’agir d’une récidive puisqu’il avait été mis en cause par les inspecteurs de l'Éducation nationale en 2004 pour des faits semblables à Bobigny. Son avocat, maître Bouziane Behillil, avait réussi à l'époque à faire annuler, pour vices de procédure, des sanctions prises contre son client et l'un de ses proches. Les desseins de la justice sont impénétrables car cet avocat considère que puisqu’il y a eu vices de procédure à l’origine de l’annulation des sanctions, les faits incriminés sont devenus « un tissu de mensonges ».
Il s’y ajoute une sombre histoire de distribution de sandwichs hallal et de tapis de prière que, par prudence, j'évite de développer
Samuel Mayol qui a osé s’attaquer à ce petit trafic communautaire a été roué de coups en plein Paris en mai 2014 assortis d’un « on t’avait prévenu ».
« Les menaces ne cesseront plus : livres ornés de têtes de mort envoyés à son adresse personnelle en décembre, graffitis antisémites sur la porte de son bureau et de l'une de ses collaboratrices avant les vacances. ».
Mr Rachid Zouhhad est très confiant dans la suite des évènements.
Il n’a pas tort car Samuel Mayol n’a guère été soutenu jusqu’à présent par sa hiérarchie qui lui reproche même de faire des vagues médiatisées. Le président de l'université Paris-XIII dont dépend l'IUT, déclarant : « Cela donne une mauvaise image de notre université et cela nuit aux investigations en cours ». On voit que ce qui compte pour cet universitaire ce n'est pas la vérité, mais d'avoir une image favorable aussi fausse soit-elle.
On vit une époque formidable.
Source Le Point.fr du 7/09/15