Picasso : "La paix"
Le comité norvégien qui attribue les prix Nobel serait embarrassé pour attribuer celui de la paix cette année. Les candidats présumés ont tous un vice jusqu’à se demander s’ils militent pour la paix ou si leurs actions ne vont pas à l’encontre.
L’office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) serait bien placé. Cependant neuf de ses membres ont été impliqués dans le massacre et la torture des civils israéliens du 7 octobre 2023, mais certains ne se préparent-ils pas à des festivités pour commémorer cet évènement sanglant dont ils sont fiers ? Alors l’attribution d’un prix Nobel de la paix à cette institution serait le couronnement de l’ambiguïté chère à l’ONU. Et d’ailleurs à propos d’ambiguïtés on parle de décerner le prix au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, symbole de l’impuissance et dont on ne sait pas ce qu’il a fait pour la paix, mais le gouvernement israélien a salué son impartialité en lui interdisant de mettre le pied sur son sol. La Cour internationale de Justice pourrait faire partie du lot pour le prix, une juridiction qui a attendu plusieurs mois pour condamner le Hamas pour le pogrom qu’il a perpétré en Israël, et ne le fit qu’après avoir attendu de pouvoir condamner conjointement le Premier ministre israélien pour sa réplique à Gaza. Le pape François a également été proposé car il conseille benoitement aux agressés de tendre l’autre joue, ce qui, incontestablement, signifierait la fin des combats.
Il est possible que le comité norvégien se dispense d’attribuer le Nobel de la paix cette année car personne ne le mérite et sûrement pas des émanations de l’ONU, assemblée qui finit par réunir plus de méchants que de gentils.