Le procès des 14 accusés (présents) des tueries du 13 novembre 2015 s’est ouvert. Des tonnes de papiers et l’appareil judiciaire mobilisé pour 9 mois. Les victimes attendent ce procès et vont témoigner, ce qui laissera probablement indifférent, voire satisfait, le seul assassin ayant échappé à l’exécution (et à sa ceinture d'explosifs) acceptant d’être présent dans le box. Je comprends la symbolique : la justice d’un pays civilisé s’opposant à la sauvagerie, mais les chaînes d’information se sont emparées de ce procès avec gourmandise comme s’il s’agissait d’un spectacle. Les premiers commentaires m’ont paru intolérables en s’étendant sur la vedette du spectacle, le rescapé des « commandos » ayant mitraillé des gens désarmés. Il a accepté de venir ! Grand merci. Comment est-il ? T-shirt noir, cheveux gominés coiffés en arrière. Formidable. Il a accepté de parler !!! Remarquable. Mais qu’a-t-il dit ? Que pouvait-t-il dire, sinon le radotage d’un débile fanatique : quelque chose sur son Dieu et son prophète. J’ai bien aimé la réponse du président : « on verra ça plus tard ». En fait on ne va pas assister à une réparation morale pour les victimes mais à une glorification mondiale des assassins.