Cette « opération » a inspiré les peintres, notamment des Pays-Bas, et les tableaux la représentant sont nombreux, le plus souvent ironiques. En voici quelques-uns :
Le tableau de Jérôme Bosch est le plus connu. "L'opérateur", médecin des fous est, comme de juste, coiffé d'un entonnoir, et sort une fleur de la tête de l'opéré qui ne semble guère souffrir. Le peintre manifeste son anticléricalisme en faisant figurer, pour encourager le bourgeois à se livrer au charlatan, un moine et une nonne, et si l'on en croit les objets qu'ils portent, le premier est alcoolique et la seconde inculte qui ne se sert d'un livre que pour s'en couvrir.
J'ignore l'auteur de ce tableau qui exprime la jubilation du charlatan et la souffrance de l'opéré
Ce tableau anonyme exposé au musée de Rotterdam exprime bien la souffrance de l'opéré. Par contre "l'opérateur" parait sérieux et concentré sur son travail de duperie.
Ce tableau de Pieter Jansz montre une équipe "d'opérateurs" à la mine patibulaire.
Ce tableau est de Jan Sandres Van Hemessen. Il montre bien que le cuir chevelu saigne abondamment. La pierre est visible, "l'opérateur" satisfait de l'avoir fait apparaître aux yeux de tous. On ne sait pas si le personnage de droite est heureux que l'intervention ait réussie ou s'il fait simplement craquer ses doigts.
Dans ce tableau de Giacomo Francesco, l'intervention se passe en famille. Le gamin semble s'amuser et la femme a interrompu la tétée pour regarder l'opération.
Ce tableau de Pieter Bruegel l'Ancien est mon préféré. C'est une véritable clinique où les pierres sont "extraites" à la chaîne, un peu comme les cristallins atteints de cataracte aujourd'hui. Au moins trois patients ne sont pas d'accord pour subir l'excision, notamment celui dont la chaise à laquelle il était lié s'est renversée. Pourtant le militaire ne s'est pas servi de son épée pour se défendre et tourne la tête sans doute pour ne pas voir le personnage nu à gauche en train de déféquer.