L'Italie vient d’accorder une union civile aux couples de même sexe qui ne prévoit ni l'adoption de l'enfant de son conjoint, ni le devoir de fidélité.
L’obligation de fidélité (dont la définition n’a jamais été vraiment précisée) fait partie de l’union maritale en Italie comme en France où selon l’Article 212 du Code Civil : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ». Jusqu’en 1975 l’infidélité était même une infraction pénale, et le divorce pouvait être obligatoirement prononcé si la preuve de l’infidélité était rapportée.
Ce retrait de l'obligation de fidélité dans le texte italien, obligation jugée trop proche du mariage (dans sa version Ô combien théorique), satisfait les centristes, mais pas les homosexuels.
Le journaliste et militant Stefano Bucci a dénoncé à ce propos "une bêtise souveraine, un énième stéréotype. Ou, pire encore, une offense que le monde gay ne mérite pas".
Il assez curieux de constater que les hétéros et les homos ont tendance dans leurs relations de couple à évoluer en sens inverse.
Les homos italiens réclament pour leur union civile l’obligation de fidélité alors que cette obligation a de moins en moins de consistance légale - du moins en France - pour les couples hétéros avec la libération des mœurs que la jurisprudence est bien obligé de suivre.
Ainsi il n’y pas de faute ni de violation grave et répétée des obligations du mariage, et de l’obligation de fidélité dans les cas suivants :
"Connivence entre les époux, mode de vie libéré des époux, accord signé entre les époux".
Il est d’ailleurs préférable que l’Etat par sa législation n’intervienne que le moins possible dans l’intimité des gens.
Les homos italiens se réclament d’une conception passéiste du mariage et considèrent curieusement la liberté d’être infidèles comme une offense.
Paradoxe pour une communauté qui revendiquait sa liberté de mœurs par rapport au reste de la société.
Dessin de Geluck