« Me voici, après la parution de La seule exactitude, doté d' « intentions putrides »1 et d'une pensée « nauséabonde » (Alain Finkielkraut).
Je n'ai pas lu le nouveau livre de l'académicien, mais l'ayant écouté et déjà lu, je me doute un peu de son contenu. Il ne s'est jamais privé de dénoncer les renoncements de l'école de la République, les dangers de l'islamisme, et la naïveté d'une gauche dite « progressiste » qui combat l'antisémitisme mais excuse les antisémites arabes ou noirs, et qui à défaut de ne plus pouvoir défendre des exploités, s'est rabattu sur la défense de ceux qu'elle considère comme des exclus ou des opprimés, et dont beaucoup se moquent en retour de leur compassion en exprimant ouvertement leur « aversion pour la laïcité, la liberté d'esprit, [et] l'égalité des hommes et des femmes », mais demande en revanche à cette gauche béate de lutter contre l'islamophobie.
Il faut constater que la gauche devient de plus en plus sensible de l'odorat : elle reconnaît le mal à son odeur. Elle n'argumente plus, elle renifle, et détecte immédiatement le « nauséabond», le « rance », le « moisi » et maintenant le « putride »
Je crains cependant que dans nombre de cas elle ne soit atteinte de cacosmie subjective, c'est à dire de la perception d'une odeur fétide par hallucination ou perturbation du sens olfactif.
Il est à noté qu'une partie de la gauche semble avoir depuis longtemps des problèmes avec son odorat, car il fut un temps où les communistes et les maoïstes étaient atteints d'anosmie au point de ne pas sentir l'odeur de la putréfaction dégagée par les millions de cadavres russes, chinois ou cambodgiens.
1. Nicolas Offenstadt dans Libération