• Chacun sait que la publicité comporte le plus souvent une part de mensonge ou au moins d’exagération. S’il y a mensonge, l’habilité du publicitaire est de s’arranger pour que la vérité ne puisse pas être facilement décelée. Quand on vous dit que « l’efficacité d’un cosmétique a été vérifiée cliniquement », cela ne veut rien dire et c’est invérifiable, mais c’est rassurant pour le consommateur. Mais quand on étale un mensonge sur de grandes affiches et que l’on peut vérifier qu’il s’agit d’une supercherie pour appuyer une opinion discutable, cette publicité devient nocive quand les gens ne prennent pas la peine de vérifier la véracité de l’information.

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  • Lectures devant le port de Noirmoutier

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  • Qu’importe le contenu puisque l’on a l’ivresse

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  • S’il ne pleut pas…Aux informations de la mi-journée sur LCI j’ai télé-assisté à la conversation entre la présentatrice et un hydrologue. Ce dernier était interviewé à propos du niveau très bas des eaux de la Loire. Cette interview venant après celles d’habitants des bords du fleuve qui n’avaient jamais vu la Loire aussi basse. L’hydrologue, lui, n’était pas de cet avis. Certes, disait-il, la Loire est basse mais elle l’était davantage en 1949 et à d’autres dates qu’il a citées. Cette réponse ne convenait manifestement pas à la présentatrice car les journalistes, et notamment ceux de la TV, ont le goût des records. La dame, comme tous ses congénères, aiment avant tout être le messager de l’exceptionnel ou encore mieux de la catastrophe. Je suppose que pour eux un summum particulièrement jouissif serait d’annoncer la fin du monde. Mais la présentatrice ne s’est pas tenue pour battue, elle a relancé l’hydrologue en prévoyant l’assèchement total de la Loire transformée en voie terrestre. Mais l’hydrologue fut décevant en soulignant que cette impression est liée au fait que la Loire a un lit très large, et que par ailleurs il existe en amont des barrages susceptibles d’alimenter le fleuve. Sentant qu’il n’avait pas répondu aux attentes pro-catastrophiques de la présentatrice, l’hydrologue a tempéré son optimisme relatif fort déplaisant en ajoutant pour se faire réinviter : « bien sûr, s’il ne pleut pas… »   


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  • Une charcuterie espagnole un peu lourde.

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  • Le retour du chevalBien que je sois de retour à Paris, il ne s’agit pas de moi, mais de l’inflation. Les journalistes, les commentateurs, et souvent le personnel politique, ne peuvent pas prononcer ou écrire le mot « inflation » sans y ajouter « galopante ». L’inflation est toujours galopante. On pourrait dire qu’elle croît, qu’elle augmente, et si on est savant, qu’elle est exponentielle dans le plus mauvais des cas, non, elle galope. Il y a des accouplements difficilement dissociables, des tiroirs que l’on tire automatiquement, et des tics qui s’apparentent à des TOCs. Je crois que parmi les tics de langage l’inflation galopante est un des plus constants. De surcroît, l’inflation est un cheval en liberté, pas de cavalier, pas de responsable. Il s’échappe de l’enclos ou de l’écurie et tout le monde galope après. Mais ce n’est pas comme le naturel, il ne revient pas tout seul au galop. Illustration : Long Shan : « Cheval au galop »


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  • Lavage des jeunes cerveaux

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  • Transumance


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  • De quoi ne pas désespérer de l’humanitéPour ne pas désespérer de l’humanité, il y a les publicités. Avez-vous vu ou entendu une publicité qui vous veut du mal ? Non, aucune, elles vous veulent toutes du bien. C’est réconfortant. Chaque jour je reçois des messages de la part des fournisseurs de téléphonie ou d’internet qui tiennent absolument à me faire gagner de l’argent. C’est également le cas des sociétés d’investissement et des banques qui clament haut et fort qu’elles veulent m’enrichir en étant pour leur part à peine intéressées car elles veulent avant tout mon bien. Certes, parfois elles laissent échapper une bévue comme la Société générale qui avait brièvement claironné il y a quelques années : « votre argent m’intéresse » alors qu’il est évident que c’est mon intérêt qui l’intéresse. Les assurances nous offrent une protection quasiment maternelle, elles nous encouragent même à prendre des risques ou avoir des accidents pour nous montrer à quel point elles ont bonnes. Parmi les grandes surfaces, les établissements Leclerc se conduisent en véritables philanthropes. Ne parlons pas des aliments et des boissons qui, consommés, provoquent manifestement des plaisirs intenses sources d'agitations diverses. Pour les voitures, à voir la tête des conducteurs et des conductrices, on a vraiment l'impression d'assister à un orgasme. Quant aux grands pollueurs devant l’Eternel, ils répètent par tous la canaux (vidangés) que leur souci principal est la préservation de la planète et la lutte contre le réchauffement climatique. Tout le monde se décarcasse pour que notre vie soit meilleure, plus confortable, plus enrichissante (pour qui ?), et nous rendre plus léger (pour le compte en banque ?). Alors pourquoi désespérer de l’humanité ? Le tableau de Magritte est intitulé : "La trahison des images". S'agissant de la publicité, on ne saurait mieux dire.


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