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    Comment sauver le millénaire ?

    Ce serait de la légèreté de notre part de ne pas prendre le  chat de Philippe Geluck au sérieux. Aussi en 2010 je m'étais posé la question : Comment faire pour sauver le millénaire ? J'avais fait à l'époque quelques propositions dont certaines pourraient être retenues mais qu'il serait nécessaire de compléter.

    - Ne serait-ce pas rigolo de sélectionner les membres d’un gouvernement ou même pour occuper des postes de responsabilité en leur faisant passer une épreuve de french cancan jugée par un jury populaire. Les femmes étant plus douées que les hommes pour cette prestation, elles arriveront plus aisément aux manettes que par les quotas.

    - Obliger ceux qui écrivent les discours des hommes politiques à terminer chacun des paragraphes et de façon alternée par é ou u afin que le public puisse dans l’enthousiasme ajouter en chœur soit « poil au nez » soit « poil au cul ».

    - Il sera aisé d’inventer une machine comparant en temps réel les déclarations avec les promesses, les déclarations antérieures et les faits réels et en cas de discordance manifeste affubler l’orateur d’un nez plus grand que le sien et comme il risque de s’agrandir au fur et à mesure du discours, prévoir une haie d’assistants parlementaires pour soutenir l’appendice nasal s’il devient monstrueux, ce qui déclencherait des rires plutôt que des critiques.

    - Ne serait-il pas plus drôle de donner les récompenses aux trois derniers d'une épreuve sportive et voir les sportifs s'entraîner à perdre. D'autant plus que certains n'ont pas besoin d'entraînement pour perdre, et les athlètes pourraient ainsi s'occuper à autre chose qu'à courir ou sauter comme des dératés.

    - On dit que telle personne très riche pèse tant et tant. On pourrait traduire l’argent en son équivalent en poids – par exemple 20 kg pour 1 million de dollars - et demander à la dite personne de le soulever et de ne lui laisser en argent que l’équivalent du poids qu’il est capable de soulever. On verrait alors les financiers passer plus de temps à s’entraîner en haltérophilie qu’à spéculer, ce qui serait une bonne chose, et le spectacle de gringalets soulevant des haltères pourrait être rigolo.

    - Et ne serait-il pas amusant de faire une surprise en transformant les stock-options en articles de farces et attrapes au moment de les lever et la retraite-chapeau en chapeau de clown à la retraite ?

    - Pourquoi ne pas rappeler aux croyants qu'il est courtois de ne pas parler des absents, et leur rappeler la valeur des nourritures terrestres lorsqu'ils invoquent leur Dieu ou l'Au-delà à l'occasion de toute parole ou de tout acte, en leur versant sur la tête, à chaque écart commis, un tombereau de vin de messe pour le chrétien, de couscous pour le musulman, et de carpes farcies pour le juif orthodoxe.   

    Mais il y a beaucoup de choses dans le monde qui n’ont pas de solution rigolote et je me demande si ce millénaire pourra être sauvé.

     

     

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    Un nouvel arrêté municipalPour respecter l’environnement, des maires (en majorité des mairesses) veulent, par cet arrêté, rendre obligatoire sur les plages une tenue de bain intégrale pour les hommes appelée « burniki ». Cette obligation ne concernera que les hommes ventripotents (tour de taille supérieur à 110 cm) et abondamment poilus (la toison devant recouvrir au moins un quart du dos), la tête peut cependant rester libre à condition de ne pas être atteinte de calvitie.

    La police municipale sera habilitée à effectuer, devant témoins (famille exclue), les mesures sur les corps masculins suspects afin d’éviter toute contestation ultérieure.

    Cependant, ces personnes du sexe masculin ne seront pas verbalisées afin de ne pas les stigmatiser, mais il leur sera demandé courtoisement de se rhabiller par égard pour autrui.


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    La revendication du statut de colonisé

    La France existe depuis des siècles et, mis à part les départements d'outremer, cela fait seulement une cinquantaine d'années qu'elle n'est plus intégralement blanche et judéo-chrétienne.

    Exactement depuis la décolonisation.

    Les pays d'Afrique ayant été laissés aux mains de dirigeants pour la plupart corrompus quant ils n'étaient pas également sanguinaires, la situation des anciens colonisés était devenue le plus souvent encore plus inconfortable qu'auparavant. On racontait à l'époque qu'un vieil Africain aurait demandé à son fils : « l'indépendance ça va encore durer longtemps ? ».

    Il ne restait alors comme solution aux anciens colonisés, parfois pour survivre, que de tenter de rejoindre le pays des anciens colonisateurs dont ils connaissaient la langue. Et ce flux migratoire des anciens colonisés vers les anciens colonisateurs n'a jamais cessé pour des raisons diverses et à des degrés divers selon le pays d'origine.

    Quoi qu’il en soit la colonisation n’avait aucune justification en soi en dehors de l’expansion impériale. Quant au statut de colonisé, il n’était guère enviable, même si la colonisation ne fut pas entièrement négative pour les autochtones.

    Pourtant les descendants des colonisés, nés en France, et qui n’ont jamais été eux-mêmes colonisés, se considèrent comme tels, bien qu’ils jouissent des mêmes droits que les autres Français, et que certains ont acquis une position sociale enviable. Ils réclament en quelque sorte le statut de colonisé, celui de victime permanente, et pourquoi pas transmissible de génération en génération, d’une colonisation qu’ils n’ont jamais vécue.

    Ce statut revendiqué de victime du colonialisme par procuration historique permet de réunir une fraction de la population qui veut rester à part, se stigmatisant elle-même pour constituer la preuve vivante (mais usurpée) du passé colonial de la France, et pour lui rappeler sa culpabilité éternelle.

    Ainsi se groupent-ils sous l’appellation « du parti des indigènes de la République »[1], ce qui dénote tout de même une certaine désorientation spatio-temporelle. Mais que ne ferait-on pas pour maintenir son statut de victime permanente et revendicative ? Et que ne ferait-on pas pour punir la France d’avoir été les chercher en Afrique alors qu’ils auraient pu être si heureux dans les pays de leurs ascendants[2].

    Ainsi doit se dérouler à Reims du 25 au 28 août un séminaire (ICI) de formation à l'antiracisme réservé uniquement aux victimes du "racisme d'Etat", et du « racisme structurel » excluant de fait les personnes dont la peau est blanche. Le programme de ce séminaire comprend des formations pour "construire des résistances", allant de la "lutte anti-négrophobie" au "féminisme décolonial". Cette dernière expression mériterait à elle seule une « noix d’honneur ».

    Le site internet de l'événement indique que "Le camp s'inscrit dans la tradition des luttes d'émancipations décoloniales anti-capitalistes et d'éducation populaire". Ce charabia insiste bien sur le fait que la colonisation continue toujours dans l’hexagone, et que la France, quoi qu’elle fasse, est donc toujours coupable du fait.

    Le temps pour ces pseudo-colonisés s’est arrêté à l’époque des explorateurs du continent africain, des départements français d'Algérie, et des protectorats.

    Les organisatrices insistent pour que les « colonisés » et les « colons » ne se mélangent pas comme au bon vieux temps des colonies :  "Quels que soient les groupes sociaux dominés concernés, il nous semble que oui, la non-mixité est une nécessité politique".

    Rejoignant ainsi Mme Bouteldja du Parti des Indigènes de la République (PIR) qui, après avoir créé la « race musulmane », condamne les mariages mixtes pour en préserver la pureté, maniant ainsi, sans aucune réticence, le plus pur des racismes pour lutter contre le racisme dont elle prétend être la victime. Elle préconise, de surcroît, un véritable apartheid pour préserver l’authenticité ethnique et religieuse de ses compagnons de galère qui forcent tout de même un peu sur les rames et nagent un plein délire victimaire pour ne pas dire paranoïaque[3]. Mais tout est bon pour promouvoir la « race musulmane », et leur antisémitisme "structurel", même la bêtise et les contre-vérités. Et plus c’est gros, plus ça passe aux yeux larmoyants d’une gauche percluse de rhumatismes.

     

    [1] A noter qu’il s’agit d’un parti et non d’une association, c’est donc une entité politique avec un projet pour la France. Pour ma sérénité, je préfère ne pas le connaître.

    [2] Les Vietnamiens qui ont été également colonisés par la France ne revendiquent aucunement ce statut. Ils sont trop occupés à réussir.

    [3] La polémique autour des vêtements islamiques qui tentent d’envahir l’espace public et considérés pour beaucoup comme des provocations salafistes, risque de renforcer ce sentiment victimaire. On ne peut exclure qu’il s’agit là du but recherché car la posture de victime se trouve renforcée par les interdits. Les salafistes usant du droit des démocraties ont toutes les chances de sortir vainqueurs de la confrontation, quelle que soit l’attitude adoptée par les autorités françaises.


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    La 21ème édition du championnat de monde de "l'air guitar" va se dérouler en Finlande du 24 au 26 août (Le Point). En 2008, j'avait publié un petit billet à propos de cette discipline surréaliste :

    Comme chacun sait  « l'air guitar » consiste à jouer de la guitare sans guitare, en mimant sur une scène tous les gestes et toutes les attitudes du guitariste y compris les plus folles. Ce simulacre est une discipline internationale avec ses vedettes, son festival et ses championnats. La Fédération française d'air guitar a d'ailleurs récemment   /en 2008/ organisé son championnat de France au parc de la Villette.

    Rien n'est plus proche du rêve que cette discipline. Elle rappelle le jeu des enfants qui servent un repas sans mets ou le mime qui ouvre une porte sans porte. Mais pourquoi ne pas étendre les simulacres ? Des champions de course automobile sans bolide tenant un volant imaginaire et manipulant des vitesses et des pédales absentes, des hommes politiques tenant un discours sans discours, tout dans la mimique et le geste, est-ce que les gens y verraient une différence ? Mais pour être plus sérieux : pourquoi ne pas demander aux soldats de tirer sans armes et aux terroristes de sauter sans bombe. On voit que "l'air guitar" ouvre des perspectives qui pourraient bouleverser le monde. Chacun sait que le monde est un simulacre, l'ennui est qu'on ne lui retire pas la guitare.


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    Dépression

    Beau soleil sur Paris. Pas un nuage, et pourtant je sens comme une dépression en observant par la fenêtre des médias la pluie des candidats à la présidentielle de 2017 qui obscurcit l’horizon.

    Un ancien président et un président actuel qui font durer l’insoutenable suspense avant de se déclarer comme postulants, alors qu’ils ont fait l’un et l’autre la preuve de leur incapacité à améliorer la situation de la France. Il leur reste le toupet de vouloir recommencer.

    Deux anciens premiers ministres qui ont déjà l’expérience de l’échec.

    Une blonde qui rassemble derrière elle ce qui reste des nostalgiques de Vichy et de la ligne Maginot et compte bien rassembler les électeurs désorientés.

    Un admirateur de Chavez, celui qui a laissé son pays dans la merde et en panne de papier hygiénique, et qui n’a pas la décence de tirer la chasse d’eau.

    Une candidate erratique et volubile dont les convictions écologiques se sont essentiellement manifestées dans le choix des prénoms de ses filles (Anémone, Bleuette et…Térébentine).

    Un administrateur d’Habitat qui montre une nette préférence pour les meubles de l’Elysée en espérant que d’autres se rallieront à son panache rose et sa marinière bleue.

    Des socialistes fossoyeurs de leur parti qui veulent que l’on retienne leur nom alors qu’ils feraient mieux de se faire oublier, ce qui ne saurait tarder.

    Des attardés de l’histoire qui ne se sont pas encore aperçus que l’on avait quitté les fureurs du XXe siècle pour d’autres guerres de religion.

    Une seule éclaircie : les Jeux Olympiques sont enfin terminés.

    Illustration : Jack Vettriano


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    Il paraît que la vente du burkini explose.

    Un vêtement comme un autre selon Plenel, défenseur chatouilleux des libertés individuelles, et qui met cette tenue noire sur le même plan en matière de liberté que les habits professionnels du clergé, sans se rendre compte de la signification de ce rapprochement.

    Nous sommes d’accord avec l’ineffable moustachu lorsqu’il estime que chacun est libre de se vêtir comme il l’entend à condition que la façon de se vêtir ne soit pas imposée par une autorité quelconque. Mais il semble lui échapper que la propension envahissante qu’ont les musulmanes à s’enfermer dans un vêtement recouvrant intégralement le corps en dehors du visage (pour l’instant) est une application directe des préceptes intégristes de l’islam, autorité religieuse s’il en est. Il est difficile de concevoir le burkini comme une simple mode puisque cette tenue ni hygiénique, ni confortable, ni adaptée au bain n’est pour l’instant adoptée que pour des raisons religieuses sous le couvert de la pudeur.

    Certes, ces femmes sont libres de s’enfermer elles-mêmes pour suivre des dogmes obscurantistes et satisfaire un masochisme identitaire, mais la notion de liberté peut se discuter comme se discute celle du drogué désirant continuer à se droguer.*

    Comme le dit la journaliste marocaine Fatiha Daoudi qui s’élève avec colère contre les opinions de Plenel qui se permet de « pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes confortablement installé dans une démocratie centenaire » et dont les déclarations permissives risquent, à son avis, de porter préjudice à la lutte pour les droits des femmes dans les pays musulmans : « la pratique de l'islam est /devenue/ plus une ostentation qu'une dévotion ».

    Et elle ajoute à l’intention du défenseur inconditionnel des libertés individuelles : « Je ne sais pas si vous en avez connaissance mais, dans ces pays musulmans, nos mères portaient, dans les années soixante, le maillot sur les plages et leurs corps profitaient librement du soleil avant qu'il ne se résume à leur entrejambe. De nos jours, nombreuses sont les femmes qui évitent de porter le maillot à la plage de peur d'être agressées par les fous de la religion qui ne sont en fait que de simples obsédés du sexe ».

    Il faut bien le constater, les femmes en Occident se revendiquant de l’islam, mais sans bien connaître pour beaucoup son contenu, enfilent de plus en plus le déguisement imposé par les islamistes qui sous d’autres cieux, égorgent, décapitent et font des femmes des esclaves ou une sous race humaine.

    Ici, ce n’est pas la société qui leur impose de masquer leur corps, ce sont elles-mêmes (sauf pression familiale ou maritale) qui le font, exprimant ainsi leur liberté à la Plenel. Ce sont elles-mêmes qui, en suivant les préceptes des islamistes ou des théocraties islamiques, se rapprochent d’eux et leur donnent raison, qu’elles le veuillent ou non. Ce sont elles-mêmes qui, par leur apparence, que n’exige aucunement une authentique dévotion, se stigmatisent dans une société libre. Ce sont elles-mêmes qui se couvrent du noir de la mort comme dans les pays musulmans intégristes où dans les territoires occupés par l’Etat islamique, alors que la plupart des femmes de ces pays cherchent à se libérer du joug andro-religieux.

    Mr Plenel, est-ce la liberté de l’enfermement que vous défendez ?

    Les dessous de l’amalgame

    Ce sont les musulmans eux-mêmes, en mettant en avant leurs femmes dans leur accoutrement ou les femmes elles-mêmes, alors qu’elles ont l’avantage de vivre dans un pays où leurs droits sont garantis par la loi, qui, en se conformant aux prescriptions de l’islam radical, suscitent les conditions de l’amalgame entre les musulmans qui condamnent les islamistes meurtriers, et ceux qui cachent mal leur sympathie pour eux.

     

    * Ce qui ne veut pas dire que la solution serait d'interdire ou de légiférer en ce domaine, mais que l'on ne vienne pas dire que le burkini est une tenue comme une autre et sans signification. Il est même possible que la polémique autour de cette tenue assez laide  pousse des jeunes femmes à l'adopter plus par goût de la révolte ou pour se singulariser que par conviction religieuse qui, comme d'habitude, tourne autour du sexe.


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    Clapotis aoûtiensIl me semble qu’Il y a moins de touristes que l’année dernière. Il est vrai qu’un pays où l’on hésite à traverser la chaussée si un camion est dans le coin ou entrer dans une église pour y rechercher la fraîcheur ne peut attirer que les plus téméraires.

    Le Chinois se fait un peu plus rare. Il est vrai qu’entrer dans un poste de police allemand pour signaler tant bien que mal la perte d’un portefeuille, être pris pour un demandeur d’asile venu de Chine, en suivre le parcours chaotique pendant plusieurs semaines après confiscation du passeport, a de quoi dégoûter les touristes de venir en Europe. Si nous sommes sûr de pouvoir les remplacer par des réfugiés, nous sommes également certains que l’exotisme de ces derniers rapporte moins.

    Nos hommes politiques ont tendance les uns comme les autres à manifester depuis quelques temps leur attachement au clergé catholique, sans doute veulent-ils faire partie des élus.

    La boy-scout Hamon est prêt à être Président de la République. Il est en parfaite harmonie avec le reste de la brochette des candidats déclarés aux primaires de la gauche. A les écouter, on ne peut que constater que la gauche n’a jamais été aussi primaire.

    Clapotis aoûtiensSur les plages le burkini fait des vagues. Je n’ai jamais vu ces grands oiseaux noirs, tels des corbeaux, s’ébattre au bord de la mer, aussi ne puis-je faire qu’une supposition : cette tenue de bain inspirée par Allah est-elle convenable ? Certains maires l’ont interdit pour diverses raisons et notamment pour menace de trouble à l’ordre public, mais personne ne s’est posé la question de la charge érotique d’une telle tenue, car, mouillée, elle doit probablement coller au corps en soulignant les formes de ces dames pudiques. Chacun sait que les femmes habillées dont on devine nettement les formes intimes sont plus excitantes que les femmes qui n’ont plus grand chose à cacher. Il serait donc souhaitable d’interdire le burkini pour indécence.


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  • Discrétion et provocation

    Sur Europe 1, Chevènement s’est permis de conseiller aux musulmans de faire preuve de discrétion dans l’espace public. Ce qui n’a pas manqué de soulever de l’ironie sur les réseaux sociaux, du genre : « je ne fais pas ma prière, je consomme mes 5 fruits et légumes par jour ».

    Amusant, mais hors sujet, sauf s’il s’agit, comme ce fut un moment le cas, des prières front à terre faites dans la rue et que l’on pouvait considérer comme des provocations revendicatives.

    Cette discrétion recommandée concerne peu les hommes musulmans, car en dehors de quelques groupes salafistes habillés comme au temps de leur prophète mais qui ne dédaignent pas prendre le métro parisien à défaut de monture, elle concerne surtout les femmes.

    En Islam, qui est autant un projet de société qu’une religion, les femmes sont bonnes à tout faire.

    Les femmes qui affichent, de gré ou de force, leur façon d’appartenir à l’islam en ne laissant visible de leur corps, devenu honteux, que le minimum de peau nue, le font plus pour ne pas provoquer les instincts sexuels de la gent masculine que par une pudeur nouvellement acquise pour la plupart d'entre elles, et destinée à s’effacer qu’au profit du conjoint qui souhaite que leur épouse reste invisible aux autres hommes.

    Mais elles peuvent par leur accoutrement devenir paradoxalement objets de provocation pour les non musulmans, plus pour les non croyants que les tenants d’une autre religion monothéiste dont les prêtres espèrent, avec la poussée de l’islam, voir progresser la religiosité de la société au profit de leur chapelle.

    Si dans d’autres sociétés, notamment anglo-saxonnes, on a l’épiderme moins sensible à l’habitus religieux, à partir de quel moment la société française considère-t-elle qu’une manifestation ethnico-religieuse peut être une provocation ?

    D’abord, c’est une question de quantité : personne ne se sent agressé par le turban d’un sikh ou la discrète kippa d’un juif, alors que les musulmanes « accoutrées » sont plus visibles et de plus en plus nombreuses. Cette progression même peut être considérée comme un provocation dans une société laïque, agressée par un terrorisme qui se revendique de l’islam, et dont se revendiquent également ces femmes voilées. Sans tomber dans la marmite de l’amalgame c’est tout de même un point commun qu’il est difficile de nier et qui justifierait, de ce fait, une certaine discrétion ne serait-ce que pour éviter justement cet amalgame.

    Ensuite, parce que le désir des femmes de se couvrir de façon plus ou moins hermétique n’est pas seulement une expression religieuse (dont la pertinence est d’ailleurs discutable), mais également un signe de soumission aux hommes dans une société qui s’efforce de donner aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes. C’est donc l’expression d’un mouvement rétrograde dans l’évolution des mœurs du pays qui peut être considérée :

    D’une part comme une provocation à l’égard des autres femmes (et des hommes sensés) dans leur lutte pour l'égalité des sexes,

    D’autre part comme un mépris à peine voilé de la soi-disant impudeur des femmes qui ne le sont pas. Certains imams vont jusqu'à dire que les femmes non voilées mériteraient d'être violées.


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    Le silence des églises

    Je préfère la majesté des églises et notamment celle de Saint-Eustache où je me suis rendu hier plutôt que les niaiseries proférées par leurs servants.

    Dans ce registre, Monseigneur Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, n’a rien à envier au pape comme le prouve ses déclarations  dans une interview à Paris-Normandie.

    Pour lui, la mort du Père Jacques Hamel est une « mort mystérieuse » car « elle nous rend contemporains de la mort du Christ ». Ce serait « un déchaînement du mal qui est de l’ordre de Satan, du démon. Qu’il faut traiter comme tel. ».

    Donc les religions n’y sont pour rien, c’est l’œuvre de Satan qui, comme chacun sait, n’aime pas les croyants en Dieu et les punit d’y croire.

    Mais l'archevêque connait le responsable de tous ces morts : la laïcité.

    « Il y a un autre élément c’est la manière dont la société considère les religions. À les mettre à l’écart, on n’aide pas. Je crois que nous sommes au bout du modèle de la laïcité qui était exaspéré ces dernières années. Jusqu’à dire que la religion doit rester dans la sphère privée. Ce qui est tout à fait faux. Ou alors je n’existe plus. Dire ça, c’est considérer qu’il n’existe pas de communauté catholique, qu’il n’existe pas d’évêque, qu’il n’existe pas de cathédrale, qu’il n’existe pas de croix sur nos chemins. C’est ce qui nous est dit. Et c’est une folie, nier la religion. Ce qui est fragile, c’est aussi ça. »

    L’école de la République ne perd rien pour attendre car elle a sa part de responsabilité dans l’égorgement du Père Jacques Hamel :

    « Dans nos écoles publiques, on n’a pas le droit de croire. Quand j’ai 9 ans et que je reviens de week-end, la maîtresse dit : « Vous avez passé un bon dimanche ? » Celui-là dit qu’il a joué au foot et tout ça. Mais si l’un d’eux lève le doigt en disant : « Moi, madame j’ai fait ma première communion », elle dit : « Quelqu’un d’autre à quelque chose à dire… » Le petit musulman, il n’a pas le droit de croire. Nous, nous avons des écoles (NDLR : catholiques), où il y a 50/80 % de musulmans car ils viennent en disant, chez vous, on a le droit de croire. À ce moment-là, comment s’étonner qu’il ait une image déformée de Dieu ? Qu’est-ce que ça coûterait que dans nos écoles il puisse voir qu’il y en a qui croit, d’autres qui ne croient pas ? Que cela soit abordé paisiblement comme dans les églises catholiques. On ne met pas des coups de règles sur les garçons et les filles qui disent : moi, je ne crois pas. La liberté, elle est où ? Dans nos écoles. Dans les écoles publiques il n’y a pas de liberté. Là où il y a la liberté, c’est là où on peut dire que l’on croit. »

    Alors je préfère contempler les voûtes de l’église Saint-Eustache, goûter le silence qui règne en ce lieu et dont les ecclésiastiques devraient s’inspirer plutôt que de dire n’importe quoi.

    Monseigneur, quand on égorge un prêtre, quelle joue faut-il tendre ?


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    « Le juge des référés du tribunal administratif de Nice a validé, samedi 13 août, l’arrêté municipal interdisant le port de vêtements religieux sur les plages de Cannes. Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) avait annoncé la veille qu’il avait saisi la justice en référé-liberté afin de contester cet arrêté. Une requête rejetée par la justice ». (Le Monde du 13/08/16)

    On est toujours trahi par les siens« Nous ne pouvons nous abstenir de faire grief à ceux des musulmans qui persistent à se singulariser de la sorte, sachant bien que la société occidentale est arrivée à un tel niveau de crispation à l’égard des musulmans, compte tenu de l’actualité, que la moindre anicroche sera déformée dans le sens d’une plus grande marginalisation des musulmans.

    Soyons clairs. L’islam enjoint aux musulmans de respecter les lois du pays dans lequel ils sont minoritaires. Cela devrait annihiler toute velléité d’imposer à la majorité un mode de vie qui n’est pas le sien, et des comportements qu’elle rejette avec force et à juste raison.

    Persister à défier les règles les plus élémentaires pour garantir la sécurité sur les lieux publics en France, en portant niqab, burka et autre accoutrement qui ne sont en rien garants d’une proximité particulière avec Dieu ni d’une dévotion plus authentique, traduit au mieux une méconnaissance de l’islam et au pire un endoctrinement lamentable et d’autant plus pitoyable que nous en connaissons les officines et le degré zéro d’évolution de leurs mandants ».

    Il est à craindre que ce dernier texte à propos de la polémique autour de la plage de Cannes qui devait être réservée aux musulmanes avec port obligatoire du « burkini » ne laissant visible que le visage, va soulever l’indignation du « Collectif contre l’islamophobie en France », ce machin prosélyte qui interdit tout jugement sur les pratiques d’une religion en l’assimilant de façon éhontée à du racisme.

    Il se trouve que ce texte ne provient pas du FN ou de la droite puisqu’il s’agit d’un extrait d’un article publié par le site Algérie Focus (Courrier international du 8/08/16)


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