• Le « féminicide » est-il plus grave que l’homicide ?

    « 150 personnalités dont Julie Gayet, Jeanne Cherhal ou encore Virginie Effira ont signé une tribune appelant à aller manifester le 23 novembre avec #NousToutes, contre les féminicides et violences conjugales » (les journaux).

    Je suis évidemment horrifié par les violences conjugales qui peuvent aller jusqu’au meurtre, mais je suis dubitatif sur l’efficacité d’une marche pour réduire la brutalité et la bêtise des individus qui veulent imposer leur domination à coups de poing ou qui considèrent que la personne avec laquelle ils vivent ou ont vécu leur appartient (à propos, Bertrand Cantat compte à nouveau se donner en spectacle l’année prochaine)

    Avec cette marche, nous dirons notre exigence d’un monde dans lequel les violences n’ont pas leur place”, déclaration d’une touchante naïveté que l’on peut qu’approuver. Par contre, il est possible que la pression exercée renforce l’attention de la police et de la justice lorsque les faits sont signalés.

    Avec cette marche, nous porterons la voix de celles qui ne peuvent plus parler. Celles qui ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes ». Cette dernière affirmation me semble discutable et a justifié l’introduction du néologisme de « féminicide ».

    Car pourquoi parler de « féminicide » ? Celles qui ont été tuées (plus de 120 en 2018) par la personne avec laquelle elles vivaient ne l’ont pas été, à mon avis, parce qu’elles étaient femme, mais parce qu’elles étaient l’épouse ou la compagne du meurtrier. C’est en quelque sorte leur fonction et non le fait d’être femme qui a conduit aux brutalités meurtrières. Devra-t-on parler de féminicide lorsqu’une lesbienne tuera sa compagne ?

    Introduire le terme de féminicide se réfère encore une fois à la notion de race : le meurtre d’un être humain différent et uniquement en raison de cette différence. Or si dans un couple un homme tue une femme ou une femme tue un homme, ce n’est pas parce que la victime est différente mais parce qu’il y a conflit entre les deux, la même raison que pour tout autre meurtre. Les seules particularités sont que le conflit réel ou imaginé se déroule dans le milieu familial entre deux personnes qui, au départ, se sont probablement aimés, et que l’homme est habituellement plus fort physiquement que la femme et qu’il abuse de cette force. Tuer une femme n’est ni plus grave, ni moins grave que de tuer un homme, même si juridiquement l’abus de faiblesse pourrait aggraver la peine du meurtrier. Mais il est toujours dangereux d’introduire une hiérarchie entre les victimes, ne serait-ce que par la sémantique.

    Illustration : Alexandre Colin  "La mort de Desdémone"


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  • Dépité par les évènements récents, je n’avais plus envie de prendre ma plume-clavier pour exhaler ma mauvaise humeur, ces évènements étant largement et bien commentés par les éditorialistes dont c’est le métier.

    Dépité de voir que le Grand Turc, en mal de génocide, n'a pas hésité à envahir la Syrie pour tenter d’exterminer nos alliés Kurdes, abandonnés par le chef d’entreprise instable, inculte et vulgaire, à qui les Américains ont confié imprudemment les clefs de leur pays, et qui entérine par son retrait la fin de l’Empire Américain. Dépité de voir l’Europe, colosse apathique et désarmé, ajouter à la défaite de l’Occident en se montrant impuissante et tétanisée par la crainte d’être envahie par les migrants que le Grand Turc retient sur son sol comme une arme d’invasion massive ou comme le dit Kamel Daoud telle une nuée de sauterelles qu’il menace de lâcher sur le continent européen.

    Dépité, que pendant ce temps de défaite, la France se déchire à propos d’un bout de tissu collé sur la tête des soumises, mais heureuses de l’être, et conduisant un député du RN a demandé à l’une d’entre elles de le retirer devant une assemblée entière. Ce député, sans doute fier de son exploit, a transformé cette Fatima en tragi-comédienne éplorée, ridicule dans son rôle de martyre, mais figure de « maman voilée » consolant son enfant en pleurs, scène déchirante diffusée par les médias, et reprise avec délectation par les islamistes en quête de victimisation. Islamistes ou apparentés proclamant à qui veut les entendre (et ils sont nombreux) que l’islamophobie est un délit et pas une opinion, après avoir assimilé, par un tour de passe-passe sémantique remarquable, la critique d’une religion au racisme de ceux qui la pratiquent, duperie approuvée bêtement et aveuglément par les plus grandes instances.

    Et pendant ce temps, notre chef de l’Etat a montré son impuissance (mais qui ne le serait pas à sa place ?) en faisant surtout de la rhétorique dans son dernier discours (en présence d’Angela Merkel), en séparant soigneusement la « radicalisation », conduisant au terrorisme, le communautarisme et l’islam. L’islam (qui, comme chacun le sait, est une religion ni totalitaire, ni misogyne, ni violente) étant pratiqué pacifiquement par une majorité de musulmans qu’il ne faut pas stigmatiser (et, en effet, il serait injuste de le faire) alors qu’il est nécessaire, Macron enfonçant énergiquement des portes ouvertes, de lutter sans merci contre le communautarisme et la « radicalisation » mais dont l’islam ne serait apparemment non coupable à ses yeux, selon le concept commode de l’islam dévoyé. Une rhétorique bien huilée, à défaut d’actes, pour ne pas mettre de l’huile sur le feu. Nous en avons l’habitude.

    Tant pis si, pendant ce temps, j’ai cédé à ma mauvaise humeur.


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  • De l’intérêt du voileHier, dans le métro, j’ai remarqué, ce que j’avais déjà constaté à plusieurs reprises, une musulmane, enfin je suppose qu’elle l’était puisqu’elle portait le voile islamique pour se stigmatiser elle-même, utiliser celui-ci pour coincer son smartphone contre son oreille et parler directement dans le micro en gardant les mains libres. Il est frappant de voir la juxtaposition intime d’un objet sophistiqué créé par la technologie occidentale avec un couvre-chef exprimant l’obscurantisme religieux.

    Mais à la réflexion, ce jugement est très superficiel car le hijab n’a pas seulement l'intérêt de remplacer à peu de frais un kit « mains libres », il a pour les femmes bien d’autres avantages.

    D’abord dans les « quartiers » une jeune femme voilée évite de se faire traiter de putain par le dealer du coin ou par la gent masculine qui soutient le mur de l’immeuble d'où elle sort.

    Ensuite les frais de coiffeur sont très limités, et se coiffer le matin n’est pas un souci. Reste que, surtout l’été, en raison de la sueur du cuir chevelu il est préférable dans un souci d’hygiène, et pour ses proches, de se laver fréquemment les cheveux.

    Et ne peut-on pas s'étonner qu'un bout de tissu soit aussi souvent le centre des conversations et des polémiques ? Et n'est-il pas étonnant qu'un couvre-chef de bonne soeur soit devenu le casque féminin d'une offensive de l'islam dans nos contrées au christianisme millénaire ?  

    Là je ne parle que du voile simple, le voile intégral, lui, est une bénédiction pour les femmes laides comme le montre cette anecdote que j’avais rapportée en 2010 et figurant dans Gulf News : un ambassadeur arabe fiancé à une Emiratie portant le voile intégral, s’est aperçu en l’embrassant après avoir signé son contrat de mariage qu’elle était barbue et qu’elle louchait. La future belle-mère lui avait montré la photo de sa sœur. Si le tribunal islamique a annulé le contrat et prononcé le divorce, le dupé n’a pas pu récupérer les 500000 dirhams de cadeaux offerts.

    Je passe pudiquement sur l’intérêt du voile intégral pour dissimuler des armes ou des explosifs, ce qui montre, contrairement aux rumeurs, que l’islam se soucie de l’égalité entre les hommes et les femmes.   

    De l’intérêt du voile

     


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  • 300. La consolation du carnivore

    J’aime le confit de canard et la charcuterie. Cette information vous laisse, à juste titre, parfaitement indifférent, mais j’avais besoin de me confesser car en tant que médecin, je me sens évidemment coupable. De tels penchants sont devenus des vices impardonnables sur le plan sanitaire et très politiquement incorrects. Le canard est gras et la charcuterie contient théoriquement du porc (et dieu sait quoi encore), ce qui sera de plus en plus mal vu car sa viande heurte non seulement les végétariens et végans mais aussi deux monothéismes sur trois, ce qui n’est pas rien.

    A ma décharge, j’aime moins la viande de bovidé dont les pets sont une source de méthane nocif pour le climat, mais les écologistes ne me pardonneront pas le porc dont l’élevage entraîne la prolifération des algues sur nos plages.

    Pour ce qui concerne la santé, je savoure néanmoins mon confit de canard car l’épidémiologie a montré il y a quelques années que c’est dans le sud-ouest de la France, là où prolifère justement le confit de canard, que le taux d’infarctus du myocarde est le plus bas. La médecine est riche en paradoxes.

    Mais comment ne pas devenir végétarien ou végan, si l’on veut se nourrir en restant en bonne santé, protéger l’environnement et lutter contre le réchauffement climatique ?

    Justement, des chercheurs de la perfide Albion ont voulu vérifier la chose[1], en l’occurrence, une équipe d’épidémiologistes d’Oxford qui ont suivi sur 18 ans une cohorte de 46188 participants sans antécédents de maladies cardiovasculaires, en distinguant trois groupes : les mangeurs de viande (avec ou sans poisson), les mangeurs de poisson (sans viande) et les végétariens dont les végans.

    Cette étude prospective menée au Royaume-Uni a finalement montré que les consommateurs de poisson et les végétariens ont moins d’angine de poitrine et d’infarctus du myocarde, la réduction du risque étant de 13% pour le poisson et de 22% pour le végétal, (ce qui correspond à 10 cas en moins pour 1000 personnes sur 10 ans) que les consommateurs de viande, mais par contre les végétariens ont une augmentation du risque d’avoir un accident vasculaire cérébral notamment hémorragique de 20% (équivalent à 3 cas supplémentaires d’accidents vasculaires cérébraux pour 1000 personnes sur 10 ans).

    Au total s’il faut, d’après cette étude prospective, manger plutôt du poisson que de la viande, il n’est pas si bon d’être totalement herbivore, sans compter que l’on soigne mieux le cœur que le cerveau.

     

    [1] Tong T. Y. N. Risks of ischaemic heart disease and stroke in meat eaters, fish eaters and vegetarians over 18 years of follow-up: results from the prospective EPIC-Oxford studyBMJ 2019 ; 366 : l4897


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  • Dans sa dernière chronique parue dans Le Point, l’Algérien Kamel Daoud juge l’action de Zemmour, non pas du point vue du contenu de son discours, mais de l’utilité de sa radicalité. J’ai trouvé cette perspective intéressante : le chroniqueur tente de déterminer les conséquences de cette radicalité exprimée par un « collapsologue » de la société française, puisque ce néologisme est à la mode.

    « D’abord, chez nous au sud, il aide à réarmer l’islamisme et à nourrir la haine anti-Français qui sert à trouver un coupable extérieur à des échecs intérieurs…Ce prêcheur ravive les mythes de la décolonisation perpétuelle que les radicaux et les chauvins chez moi exploitent depuis des années. Zemmour est donc utile pour l’art de refaire la guerre quand on ne sait pas quoi faire ».

    Là, Daoud parle de l’Algérie, mais en France nous connaissons ce petit jeu de la colonisation perpétuelle où des descendants des colonisés, nés en France, et qui n’ont jamais connu la colonisation, veulent à tout prix revêtir le costume de l’indigène d’antan, et adopter la posture de la victime, hostile bien que souvent nourrie aux subventions de l’Etat ou des municipalités.

    Par sa radicalité, Zemmour donne raison aux islamistes : « Voici qu’on vous dit (immigrés musulmans ou musulmans tout court) qu’on vous déteste, que vous ne serez jamais français et qu’on va vous tuer. Autant se faire musulman et, mieux encore, islamiste et tuer la France, en France ou ailleurs. »

    Le paradoxe « Zemmourien » est qu’en cherchant à nous armer contre l’islamisme dont la France est victime, il donne également des armes à ses adversaires pour recruter et alimente la radicalité des deux côtés

     Mais Daoud n’épargne pas pour autant les musulmans de France : « Ceux qui donnent la primauté à leur islamité sur leur francité ont aidé à fabriquer du Zemmour. Ceux qui ont choisi de vivre dans ce pays sans jamais l’accepter intimement ont nourri ce prêcheur néfaste. Et ceux qui ne disent rien quand leurs croyances servent de prétextes aux tueries et à la haine finissent par créer du Zemmour et lui donner la parole à cause de leurs silences agaçants (sic, le terme d’agaçant me paraît faible). Ceux qui refusent la France et refusent de la construire la donnent à ceux qui disent en être les seuls héritiers… Ce prêcheur est utile parce qu’il oblige à écouter ceux qui ont peur et ceux qui ne voient pas de solution, sauf dans la nostalgie et la puretéQuand on se fait le défenseur de l’islam comme identité, on verra venir des défenseurs de l’identité comme pureté. Quand on veut les récoltes de la France sans admettre ses racines, on verra venir ceux qui proposent les racines à la place des récoltes ».

    Daoud n’oublie pas la gauche : « Ce zemmourisme permettra, dans son scandale, de corriger les fantasmes des « gauches » naïves, et de bien nommer les choses pour mieux les guérir. Il aide aussi à responsabiliser ceux qui s’en prétendent victimes innocentes ».

    Je sais que parmi mes visiteurs il en est qui ont de la sympathie pour Eric Zemmour. Comme je l’ai dit ailleurs, je pense qu’il a le courage de dire des choses vrais qui peuvent heurter, mais je pense aussi que sa misogynie me déplait, que ses excès sont néfastes et ses erreurs historiques impardonnables, notamment à propos du régime de Vichy pour lequel il a une attitude de complaisance totalement incompréhensible de la part d’un Juif, à moins de considérer qu’en tant que Français d’origine juive maghrébine, le sort subi par les Juifs ashkénazes ne le concerne pas, mais il est vrai qu’il se définit comme un Français d’origine berbère.


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  • Le débat sur l’immigration s’est déroulé le 7 octobre devant une Assemblée nationale clairsemée, et s’est soldé par un pet de papillon. Au cours de ce débat, Marine Le Pen semble avoir oublié, en rapprochant l’immigration de l’assassinat de quatre personnes à la préfecture de police par un fanatique islamiste, que celui-ci n’était pas un immigré.

    Dans son discours rendant hommage aux victimes, Macron a appelé « la nation toute entière » à « se mobiliser » face à « l'hydre islamiste » et a promis qu'un « combat sans relâche » serait mené « face au terrorisme islamiste ».

    Une déclaration qui nous rassure car elle vient renforcer toutes celles faites après les multiples attentats subis par la France. Heureusement que le Président de la République n’a pas parlé de « combat sans failles », car pour ce qui concerne le dernier attentat, il semble que les failles furent nombreuses dans un milieu policier où elles avaient, en principe, le moins de chance d’exister, et concernant de surcroît un employé, Mickaël Harpon, habilité « secret défense ».

    On ne sait comment qualifier la chose, de ridicule peut-être ?

    Quand le futur tueur avait déclaré à deux collègues « c'est bien fait » au sujet de l'attentat en janvier 2015 contre Charlie Hebdo, et que ces derniers n’aient pas éprouvé le besoin, compte tenu du poste occupé par celui qui approuvait les assassins de Charlie Hebdo, de transmettre par écrit ce fait, tout de même inquiétant, à leur hiérarchie, comment qualifier cette négligence ? De ridicule ? ou plutôt de lâcheté, car il pourrait s’agir d’une crainte ridicule de passer pour islamophobes, un péché devenu mortel, mais le commettre ici aurait peut-être évité la mort de quatre personnes.

    Ridicule pour ceux qui délivrent l’habilitation « secret défense » d’avoir totalement ignoré ou négligé le fait que ce Martiniquais s’était converti à l'islam depuis une dizaine d'années, et fréquentait des membres de la mouvance islamiste salafiste.

    Bien sûr, il est sûrement difficile de dépister le moment où des musulmans se fanatisent, mais notons qu’ils ne semblent guère se cacher quand on voit un futur tueur, informaticien, étaler ainsi ses convictions antirépublicaines en pleine Préfecture de police, ce qui de sa part était d’ailleurs d’une imprudence ridicule, mais qui s’est révélée ridiculement sans suite.

    Si nous faisons preuve d’une certaine mollesse pour lutter contre « l’hydre islamiste » (il semble que l’imam qui fut le « maître à penser » de M. Harpon devait être expulsé, mais ne l’a jamais été*), par contre, nous sommes passés maîtres dans les hommages, les discours, les défilés, les fleurs, les poupées et les bougies.

    Le ministre de l'Intérieur Castaner a remis la Légion d'honneur, à titre posthume, aux quatre victimes : Damien Ernest, Anthony Lancelot, Brice Le Mescam, et Aurélia Trifiro. Si l’on comprend que le policier stagiaire qui a tué l'assaillant, et a ainsi interrompu la tuerie, soit ultérieurement décoré, je ne comprends pas ces distributions de décorations à des morts dont le malheureux mérite ne fut que de mourir, victimes d’un fanatique de l’islam.

    * Par la suite j'ai appris, par un article de Zineb El Rhazoui, cette jeune femme courage qui lutte contre l'islamisme et fustige notre inertie, que ce prédicateur n'a pas été expulsé car père d'un enfant de nationalité française. Fastoche. C'est notre législation faite pour un pays laïc et démocratique qui s'est transformée en une arme que les islamistes retournent contre nous.


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  • Le personnel se fait rareLe service n’est plus ce qu’il était. Le personnel compétent est devenu si rare que l’on tient à conserver le plus longtemps possible celui que l'on a réussi à recruter , de peur d’en être dépourvu. Aussi le maître de maison pardonne les gaffes, la vaisselle cassée, les tâches sur le tablier et ferme les yeux sur des CV douteux à l’embauche, encore faut-il pouvoir embaucher dans un établissement que l’on quitte plus souvent que l’on rejoint. C’est la raison pour laquelle Mr Castaner ou le préfet de police de la capitale n'ont pas rendu leur tablier, et sont toujours là, malgré les dégâts irréparables provoqués par un employé placé sous leurs ordres.


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  • Contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée Nationale a adopté le 3/09/19 un amendement prévoyant la retranscription des actes d’état civil étrangers des enfants nés par GPA, "la grossesse pour autrui" étant un mode de procréation interdit pour l'instant en France, car cette fabrication d'enfant exige de disposer d'un ventre de femme, celle-ci, recrutée à l'étranger dans des entreprises florissantes, est rémunérée pour la location de l'utérus dont elle est propriétaire, le temps d'une gestation.

    Les actes d'état civils étrangers excluent la mère porteuse et assurent la filiation entre les parents d'intention et l'enfant sans passer par l'adoption. En France, la mère est celle qui accouche, or il faut remarquer qu'une mère porteuse peut très bien accoucher d'un enfant qui n'a aucune filiation biologique avec elle, si elle a porté un embryon conçu à partir des gamètes des parents d'intention.
    Suite à l’adoption "surprise" de cet amendement, le gouvernement a annoncé qu’il fera l’objet d’une seconde délibération à la fin de l’examen du texte car il s'était engagé à exclure la GPA de la loi de bioéthique. La députée LREM Aurore Bergé a d’ailleurs rappelé que la majorité des députés de la majorité, absents lors du vote de l'amendement, sont opposés au texte.

    Ce qui m'étonne dans cette histoire, c'est qu'une poignée de députés puissent légiférer, l'assemblée n'étant aucunement représentative de la Nation, et qu'après ce vote apparemment légal (mais contesté), le gouvernement puisse imposer un nouveau vote parce que la poignée de députés n'a pas bien voté. et que ceux qui pouvaient voter contre n'étaient pas là.

    Et pourquoi n'étaient-ils pas là ? Certes, le sujet n'était pas d'un intérêt national, il ne concerne que peu de Français, mais toutes les lois sociétales font polémique, elles visent à modifier les moeurs et si elles concernent peu de Français, ce sont aussi celles qui les divisent le plus.


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  • Après s'être converti à l'islam, un Antillais au comportement "normal" jusque là, poignarde à mort 4 personnes sur son lieu de travail. Il aurait entendu des voix la veille alors qu'il était sourd. Miracle de la conversion. 


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  • Paradoxes en xénophobieLe premier est illustré par le diagramme ci-contre montrant la proportion d’immigrés par rapport à la population pour les dix pays qui en reçoivent le plus, car il montre que c’est en France qu’elle est l’une des plus faibles puisque seule la Russie en a moins. Pourtant c’est en s’élevant contre les excès de l’immigration que le parti d’extrême droite est devenu le deuxième parti de France, et a disputé à deux reprises la finale des élections présidentielles. (Comme des commentateurs de cet article me l'ont fait remarqué, l'immigration de travail sous contrat dans les monarchies du Golfe n'a rien à voir avec l'immigration que connaissent les autres pays, notamment européens)

    Le second est que parmi les personnalités qui défendent l’identité française on trouve trois Français d'origine juive : Eric Zemmour dont les outrances affaiblissent les thèses qu’il défend, William Goldnadel qui relève les effets de l’islamo-gauchisme dans la société française et s’élève contre certaines présentations médiatiques des évènements, et enfin Alain Finkielkraut, produit accompli – jusqu’à l’Académie française – de l’école républicaine, qui regrette sa déliquescence et défend les mœurs et la culture françaises.

    Là il y a un double paradoxe. Les Juifs ont toujours été accusés de cosmopolitisme, or ces trois personnalités défendent farouchement, jusqu’à se faire honnir, une identité nationale qu’ils estiment, à juste titre, être la leur. Cette identification pouvant aller jusqu’à la xénophobie pour l'une d'elles, alors que les Juifs ont particulièrement souffert d’être toujours et partout considérés comme des étrangers, même lorsqu’ils étaient présents dans le pays avant ceux qui les considéraient comme tels. Cette xénophobie anti-juive, plus ou moins mêlée de religion et surtout de haine sans objet, ayant entraîné au cours de l’histoire : expulsions, bûchers et pogroms jusqu’à l’extermination industrielle. On peut donc s’étonner que les Juifs aient pu atteindre le XXIème siècle en tant que groupe humain jusqu’à refonder une nation sur la terre de leurs ancêtres, et qu’ils soient à leur tour parfois atteint de xénophobie, corollaire trop souvent lié à l’identification.


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