• Une royale voracité

    Je suis sans doute d’une grande naïveté mais le cas de l’ex roi d’Espagne Juan Carlos, âgé de 82 ans, me rend perplexe, je n’arrive pas à le comprendre. Ce personnage qui serait passé dans l’histoire pour avoir rétabli la démocratie en Espagne, en s’opposant de surcroît à un coup d’Etat par la suite, a éprouvé le besoin de se lancer dans des magouilles dans ses vieux jours et le voilà en cavale comme un vulgaire escroc nécessiteux. Avait-il besoin pour vivre, et à son âge, de ces dizaines millions d’euros de commissions occultes dont il est accusé d’avoir touchés ? La voracité des « grands » de ce monde me stupéfie encore.

    Illustration : André Martins de Barros


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  • Préparation à la nouvelle lutte finale« Ces derniers mois, nous avons constaté une forte augmentation des recherches en ligne de commerces appartenant à des Noirs. De voir tant de personnes chercher à soutenir la communauté noire nous a inspiré” (Jewel Burks du groupe Google).

    Le groupe Google a donc créé l’icône ci-dessus pour signaler les commerces tenus par de Noirs si ceux-ci le souhaitent.

    Cette initiative est à mon avis dans la veine raciste la plus pure, celle suivie par les nazis allemands pour signaler les commerces tenus par les Juifs, même si ce signalement n’a pas pour but de briser leurs vitrines mais de les favoriser. Cependant, marquer les différences en insistant sur ce qui nous sépare plutôt que sur ce qui nous rapproche, c’est aussi favoriser un jour ou l’autre leur rejet. Depuis le meurtre de George Floyd par un policier sadique, les Américains ne savent plus comment se faire pardonner, et deviennent fous.

    Il est vrai que Google a déjà créé une icône pour signaler les commerces dirigés par une femme et une autre pour ceux qui sont “LGBTQ + friendly” d’après Courrier international

    La lutte des classes est à présent remplacée par la lutte entre les genres et entre les couleurs de peau dans une société de plus en plus éclatée et de plus en plus tribale. Ne pas oublier que les maladies étasuniennes sont contagieuses pour tout l'Occident avec un temps d'incubation de plus en plus court


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  • La mort comme récompense

    Nous avons les martyrs de l’islam où la mort est conçue comme un accomplissement avec comme récompense un paradis d’autant plus séduisant qu’il possède un côté érotique que ne semble pas avoir le paradis des chrétiens. Bien que l’on puisse se poser la question en voyant la représentation du paradis par Hiéronymus Bosch dans « le jardin des délices » et en se demandant ce que font les deux individus, fesses à l’air, dans le coin en bas et à droite du tableau.

    Aujourd’hui aux Pays-Bas il est proposé une loi, sans connotation religieuse, où la mort est envisagée comme un accomplissement :

    « La proposition de Pia Dikstra prévoit d’étendre ce cas (l’euthanasie pour raisons médicales) aux personnes âgées de plus de 75 ans, et qui considèrent leur vie comme "achevée". Dans son exposé des motifs, la députée remarque « qu’il y a des personnes âgées qui, à un moment donné, considèrent leur vie comme achevées et souffrent d'une vie devenue trop longue pour elles. Tout ce qui devait être fait est fait. Tout ce qui a de la valeur est derrière eux. »

    Bien sûr, cette personne de plus de 75 ans, très satisfaite de sa vie au point de vouloir la quitter, taillera auparavant une bavette avec un médecin généraliste et même un « conseiller en fin de vie » (espérons qu’il restera à ce conseiller encore quelques années à vivre) avant que lui soit accordé le droit de partir la tête haute.

    Je me demande tout de même si une personne satisfaite de sa vie, et sans doute encore opérationnelle, a vraiment le désir de mourir sauf s’il souffre d’une dépression sévère.

    Le génocide des vieux est en passe de s’organiser, en commençant par le volontariat comme dans le récit d’anticipation : « Soleil vert »


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  • Qu’arrive-t-il aux USA ?

    Donald Trump vient de promouvoir une médecin d’origine africaine, Stella Immanuel, née en 1965, diplômée en médecine à l’université de Calabar au Nigeria avec une licence médicale valable aux Etats-Unis et dont le président des USA a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il la jugée « très impressionnante…“J’ai pensé que sa voix était importante, mais je ne sais rien d’elle”. Donald Trump soutient un médecin dont il ne sait rien !

    Bien sûr, Stella Immanuel est une chaude partisane de l’hydroxychloroquine, en affirmant que ce médicament a empêché ses propres patients de mourir de la covid-19, et qu’il rend le port du masque et le confinement inutiles. Une affirmation qui a sans doute séduit Trump. Mais s’il s’était un peu intéressé à la dame, il aurait appris que cette médecin est une version élaborée des sorciers africains nourrie de superstitions teintées de pseudo-science comme l’ont montré des vidéos datant de quelques années dans lesquelles elle déclare : que « des “esprits de souffrance” auraient ainsi des relations sexuelles “astrales” avec des femmes, ce qui cause “des problèmes gynécologiques, des problèmes conjugaux et des fausses couches”. « Dans une vidéo de 2015, elle dit que les dirigeants des États-Unis sont des “esprits reptiliens”, “mi-humains, mi-extraterrestres”. Elle dénonce l’usage d’ADN extraterrestre en médecine, causant des mélanges entre humains et démons.

    God bless America...Et nous avec

    Illustration : Obou : « Danse 3 » (Côte d’Ivoire)


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  • Vacances romaines

    Non, je ne suis pas à Rome mais à Noirmoutier. Néanmoins un texte de François-Guillaume Lorrain paru dans Le Point, se référant à l’ouvrage de Alberto Angela « Une journée dans la Rome antique », m’a permis de faire un saut très bref dans la Rome antique, un séjour dépaysant par les temps qui courent car les Romains ne connaissaient ni les microbes, ni les virus et leur ignorance leur permettait de ne pas les craindre comme le montrent ces quelques extraits dans le désordre :

     « En l’an 115, sous Trajan, Rome, cinq fois plus petite que Paris en surface, compte près de 1 million d’habitants. D’où ces plaies qui nous sont familières : encombrements géants, terribles nuisances sonores, prix exorbitant des loyers, crise du logement. Il y a cependant plus de lupanars (46) que de bibliothèques (28). Dix fois plus de bains publics (1 000) que de temples (100). Malgré cet engorgement, les espaces verts occupent un cinquième de la surface, quelques places sont des îlots de calme. Mais l’impression qui domine est la cohue peuplée de gens de toutes les origines, les esclaves, clé de voûte du système, provenant de nombreux pays. Les élèves ajoutent leurs décibels en suivant à l’extérieur les leçons de leur professeur (grammaticus), assis sous un portique, lisant à voix haute.

    Le plus surprenant est l’omniprésence des « gratte-ciel » : les insulae. Des immeubles de cinq à sept étages. Il y en avait près de 50 000, contre seulement 1 800 domus, maisons particulières. Gardés par un ostiarius, un concierge muni d’un bâton dissuasif en bois d’olivier, composés d’appartements de trois pièces fermées, ils abritaient l’essentiel de la population, qui y mangeait assise autour d’une table, et non alanguie sur des lits, comme le Satiricon le laisserait penser. Espace cuisine et toilettes coexistaient, les Romains ignorant l’existence des microbes. Autre réalité aussi envahissante que nos terrasses actuelles : les tabernae, boutiques qui colonisent les trottoirs. Il y en a pour tous les métiers : chaudronnier qui tape comme un sourd avec son marteau, confiseur, miroitier, marchand de perles, de couronnes funéraires, fabricant de sandales. Chacune se distingue par son enseigne, mais la plupart affichent un phallus en bronze doté d’un grelot, des tintinnabula porte-bonheur, que les Romains accrochaient aussi autour de leur cou ou qu’ils effleuraient au fond d’une niche, afin de conjurer le mauvais sort.

    On commence vers 6 heures du matin pour le réveil du maître, on termine à la nuit tombée dans les alcôves, où le mâle romain, apprend-on, peut faire à peu près ce qu’il veut avec une relation, femme ou homme, pourvu qu’elle soit socialement inférieure. Ce qui n’empêche pas une certaine émancipation de la femme, qui, à cette époque, peut hériter, divorcer, vivre en concubinage.

    Que mangeaient les Romains ? Au petit déjeuner, pain, figues sèches et fromage. Au déjeuner, brochette, poisson grillé, olives, œufs durs, légumes et garum, condiment à base de poisson dont ils raffolaient. Le tout servi dans les popinae, tavernes où l’on mangeait sur le pouce, en demandant parfois des faveurs sexuelles à la serveuse, qui emmenait le client à l’étage ou dans l’arrière-boutique. La pudeur n’était pas le fort des Romains. Quand on a bien bu et bien mangé, il faut soulager sa vessie : à l’angle des rues, on disposait de grandes amphores ouvertes sur le côté. Elles étaient collectées par les employés des fullonicae, les blanchisseries, en quête de cette urine qu’on déversait sur le linge, qui était ensuite foulé. Pour la grosse commission, direction les milliers de latrines, finement décorées, lieu de rendez-vous amicaux, comme les thermes. Aucune séparation n’était prévue entre les sièges alignés en rang, chacun disposant pour la toilette intime d’un bâton muni d’une éponge qu’on jetait après usage. Terminons sur une note culturelle : les librairies. Elles étaient nombreuses, propriétés des affranchis. Rouleaux de papyrus, tablettes de bois, parchemins dépliants format livre de poche, produits dans l’arrière-boutique par des copistes… tous esclaves »

    Me voilà pleinement déconfiné, non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps.


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    Proposition de conciliation dans l’affaire Darmanin

    Comme l’a dit une journaliste, l’affaire Daramin est devenu le sparadrap du nouveau gouvernement puisqu’une nouvelle enquête est ouverte pour une accusation de viol alors que trois décisions de justice avaient auparavant rejeté cette accusation. Mais parce qu’il est devenu ministre de l’Intérieur, les féministes ont estimé qu’il est aussi devenu juge et partie, et forment des essaims bruyants au-dessus de sa tête à chacun de ses déplacements, ce qui devient gênant pour les autres premiers de cordée qui l’accompagnent.

    Bien sûr, je n’ai aucune connaissance sur le détail des péripéties qui se sont déroulées dans l’alcôve où les deux protagonistes se sont rendus volontairement. Je n’ai que les bribes lâchées par les médias, ce qui me laissent évidemment sur ma faim. Il semble que la dame, ancienne call-girl, aujourd’hui accusatrice, se soit rendue en ce lieu intime pour obtenir une faveur de la part du susdit en échange des siennes, que la victime présumée a qualifié de « passage à la casserole », terme bien choisi s’agissant de cuisine politique. Elle a donc offert son corps pour obtenir, non pas de l’argent, mais un service. Néanmoins, il s’agit là d’une forme de prostitution. Une attitude que je ne réprouve en aucune façon car on est libre de disposer de son corps quand on est libre d’en disposer, et vendre du plaisir n’est pas donné à tout le monde et bien plus respectable que de vendre des armes.

    Dans le cas qui nous occupe (un peu, seulement) il s’agissait d’obtenir un service peut-être plus difficile à rendre que de la simple monnaie. Je crois que la dame l’a finalement obtenu, et dans ce cas Darmanin s’est conduit en client respectueux de ses engagements. Or on sait qu’à présent les clients de prostituées sont passibles d’une amende de 1500 €, ce qui risque de mettre les travailleuses du sexe sur la paille et la passe à un niveau prohibitif hors des moyens des pauvres.

    Quoi qu’il en soit, notre ministre de l’Intérieur (honni soit qui mal y pense) devrait s’acquitter de cette amende, ce qui pour un ancien ministre du budget ne devrait pas poser problème, afin que cesse ce bourdonnement au-dessus des têtes gouvernementales.

    Illustration : Le Valentin : "Judith et Holopherne"


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  • Faut rigoler ! Faut rigoler !Il faut avouer que Trump est un président bizarre, aussi culotté qu’incohérent, twitter-man compulsif, partisan des vérités alternatives en niant avec beaucoup d’aplomb les évidences, mais il faut aussi avouer qu’une partie des Américains se retrouvent en lui.

    La seule chose que j’apprécie chez Trump est son hostilité envers la Chine. Dictature qui finit par ressembler bigrement à celle décrite par Orwell dans 1984, utilisant une technologie de pointe pour surveiller sa population, et où les opposants ou ceux qui se permettent quelques allusions critiques du régime disparaissent un à un, quand il ne s'agit pas d'un groupe humain tout entier.

    Une Chine qui investit l’ONU et notamment l’OMS, mais il est vrai qu’elle est très bien placée pour ce qui concerne les épidémies dont elle est depuis quelques années la source, et en même temps la fabrique du matériel pour lutter contre, qu’elle a la générosité de vendre ensuite aux pays touchés.

    Dans cette perspective, il est logique que la Chine s’intéresse aux droits de l’Homme, comme le montre ce petit entrefilet paru dans le Canard enchaîné d’aujourd’hui :

    Faut rigoler ! Faut rigoler !


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  • La transfiguration des voyous


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  • L’Aveu« - Taisez-vous. Je vous avertis que cette affaire fera tomber des têtes. Nous avons toutes les preuves en main. Nous emploierons des méthodes qui vous étonneront, mais qui vous feront avouer tout ce que nous voulons. Votre sort dépend de nous. Ou vous optez pour des aveux complets pour essayer de vous racheter, ou vous vous obstinez à rester dans la peau d'un ennemi de l'Union soviétique et du Parti jusqu'au pied de la potence. Alors, pour commencer, répondez à la question qui vous a été posée... »

    C’est un extrait du livre d’Arthur London « L’aveu » où ce héros communiste de la résistance pendant la IIe Guerre mondiale, appartenant par la suite au gouvernement tchèque, doit avouer des crimes qu’il n’a pas commis pour sauver sa tête, et qu’il sauva, contrairement à la plupart de ses compagnons d’infortune, victimes d’une « purge » (quel mot horrible s’agissant d’êtres humains) voulue par Staline. Le « Petit père des peuples » était un spécialiste des assassinats préventifs, appliquant le proverbe arabe : « bats ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait » (il me semble d’ailleurs que Pierre le Grand avait sorti le même précepte).

    Vous vous demandez peut-être pourquoi je ressors le cadavre de Staline que les communistes d’aujourd’hui évite de déterrer en public (car ils en ont peut-être la nostalgie en privé), et bien, parce qu’un vent stalinien venant des USA semble souffler sur notre société.

    Si l’on ne pense pas droit en matière de féminisme, de LGBTQ…etc...d’antiracisme (unidirectionnel), de minorités, d’immigration, de violences policières, de colonialisme… etc…etc…Non seulement on est condamné par la meute en réseau et les meutes dans la rue, mais en plus, il faut AVOUER sa faute, et même celle de ses ancêtres, s’en excuser, changer des mots, mettre un genou à terre ou même s’aplatir, c’est mieux si l'on veut survivre. Quand on a permis à une opinion contraire ou à un auteur maudit par cette foule de s’exprimer, dans l’édition, par ex. il est recommandé de faire rapidement marche arrière, ne pas éditer le livre, expulser l’auteur malencontreux, se désolidariser de lui pour ne pas subir les avanies promises par cette foule déchaînée, avide de censure, de boycott, d’autodafé et assoiffée de totalitarisme.

    La purge stalinienne est revenue, et si elle n’est pas encore sanglante, elle peut le devenir, nous n’en sommes encore qu’au stade de la rééducation de la pensée.


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  • « Elections, piège à cons »

    Photo de Dovic Marin

    Le slogan de Mai 1968 : « élection, piège à cons », repris par Sartre, dont on connaît l’obscure clairvoyance, s’avère de plus en plus exact depuis que grandit l’abstention, car ce sont de plus en plus les cons engagés qui se rendent aux urnes avec le risque d’élire des candidats qui ont la même affinité pour la connerie. L'aggravation de l'abstention sélectionne les votants les plus motivés et peut favoriser les extrêmes.

    Les dernières élections municipales ont permis d’élire des maires de quelques grandes villes sur un programme écologiste avec environ 20% des inscrits. Les 80% de la population qui n’ont pas voté vont donc se retrouver comme des cons à subir un programme dont ils ne veulent probablement pas pour la plupart. On voit la profondeur du slogan « élection, piège à cons », car que l’on vote ou que l’on ne vote pas, on n’échappe pas au statut de con, qui, avouons-le, est un statut bien mieux partagé que celui du bon sens.

    Pour ma part, sans être engagé, je vote régulièrement, sauf aux dernières municipales de Paris sachant que Mme Hidalgo avait toutes les chances d’être élue, malgré son mauvais bilan, les macronistes qui avaient l’opportunité de remporter la mairie de Paris s’étant montrés indignes de la remporter. Je vais donc subir les lubies de l’équipe municipale au nez vert qui malgré ses oukases, qui emmerdent les Parisiens, et surtout les banlieusards, qui travaillent (et dont les socialistes se foutent complètement), promulgués et exécutés les six années précédentes nous faitt respirer un air aussi pollué, bien entretenu par les voitures de moins en moins nombreuses mais de plus en plus immobilisées. Il est vrai que le socialisme moderne s’occupe de moins en moins des pauvres et de plus en plus du sexe (« genre » si l’on tient compte de l’expansion de sa panoplie) ou de la couleur de la peau, ce qui est une dérive anatomo-hormonale du marxisme.

    C’est ainsi que le maire écologiste nouvellement élu à Lyon a pris comme une de ses premières décisions, d’imposer « l’écriture inclusive » (écartée par Edouard Philippe et par l’Académie Française), facteur primordial pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes dans le domaine de la stupidité, en imposant une langue désarticulée que l’on ne peut pas parler et qui ne peut être écrite que par une élite orthographique. Ce qui montre que si l’on traite irrévérencieusement les écologistes de pastèques : vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur, il me semble que le rouge est un peu pourri.


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