• Faux-semblantAujourd’hui, en ce 1er mars, un temps superbe sur Paris. Tout semble avoir repris sa place. Un étalage de jeunes gens, pour la plupart bas les masques, assis sur les marches de la basilique du Sacré-Cœur, fêtant à leur manière le 150ème anniversaire de la Commune de Paris, face au soleil, et Paris à leurs pieds discrètement noyé dans un zeste de brume. L’immanquable homme-statue sur un piédestal qui semble avoir été installé pour lui, dans sa blancheur immobile est courageusement revenu, statue si parfaite que les passants restent indifférents à sa présence qui fait partie du décor. Une journée à déguster en attendant d’être à nouveau privés de gourmandise.


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  • Il n'y a pas que le virus dans la vie

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  • L'inclusion de la déraison progresseDécidément les universités anglaises font très fort (voir Leicester), mais reconnaissons que les françaises ne cessent de progresser. Une pétition récente a été adressée à la faculté de musique de Cambridge signée par une centaine de farfelus dangereux, des nains s'en prenant à Beethoven : en affirmant que "ce sont les hommes blancs riches qui ont fait de ses symphonies un symbole de leur supériorité et de leur importance" tandis que "pour d'autres groupes - femmes, personnes LGPT, personnes de couleur - la symphonie de Beethoven peut être principalement un rappel de l'histoire de l'exclusion". Tirons discrètement la chasse d'eau, mais j'ajoute cependant que moi aussi je me sens exclu du génie. (Source : Marianne du 19/02/21).

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  • L’extension du domaine de la culpabilitéLa culpabilité est en pleine expansion. Le monde est désormais divisé en deux : d’un côté les victimes, de l’autre les coupables, mais on peut parfois passer d’un camp à l’autre selon le domaine en cherchant surtout à acquérir le statut de victime qui offre une position sociale, voire professionnelle, comme gardien de la moralité présente et historique. L’extension du domaine de la culpabilité est due à une nouvelle définition ; le coupable n’est pas seulement celui qui accomplit un acte nuisible volontairement, la culpabilité peut être aussi acquise par héritage, sans le moindre effort, et la moindre action répréhensible, comme un patrimoine, ou même simplement comme le fait d'être.

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  • Le roi est nuEn ce moment les médias ne cessent de dire qu'Emmanuel Macron, qui n'est que président de la République encore française, décidera dans une dizaine de jours si ses sujets pourront avoir plus de liberté dans leurs activités sans aggraver l'état sanitaire. Manifestement l'état, c'est lui. Ne pourrait-on pas dire pour éviter une autre décapitation que c'est le gouvernement qui prendra cette décision et non pas un seul homme même s'agissant de Jupiter. Pour être honnête je ne sais pas trop si ce sont les médias qui personnalisent intégralement la gouvernance ou si cette tendance est favorisée avec une certaine gourmandise par la tête de l'Etat (voir ci-dessus).


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  • Le brasseur de ventLe président Macron veut offrir généreusement aux Africains 3 à 5% des doses de vaccins que la France n'a pas. Si je ne trouve pas encore un centre de vaccination parisien disposant d'un vaccin pour me vacciner, c'est que je suis sûrement incapable d'en trouver un ou  que je ne consacre pas suffisamment de temps pour le chercher puisque les vaccins dont  on dispose en France déborderaient généreusement des réfrigérateurs si l'on en croit l'offre présidentielle. Le privilège blanc, et notamment français, est parfois celui de péter plus haut que son cul. Il faut avouer qu'Emmanuel Macron en prenant la posture Jupitérienne adéquate est passé maître dans cette délicate prestation.


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  • La nostalgie des tableaux

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  • De l'huile et du feu

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  • 367. Souvent virus varie, fol qui s’y fieVous avez sans doute remarqué que le virus SARS-CoV-2 original est à présent traité « d’ordinaire » avec un certain mépris par les journalistes, malgré qu’il ait fait ses preuves en tuant à ce jour près de 2500000 êtres humains dans le monde. Ce sont les variants qui ont pris la vedette, l’Angleterre a le sien, le Brésil et l’Afrique du Sud également, et si la France n’a pas encore le sien, pas de panique, elle est loin d’être la seule. Ces variants viennent heureusement alimenter et renouveler les débats sur les plateaux TV. Le cheptel médical, avec ses stars qui nous sont devenues familières, vient défiler pour dire ce qu’il en pense. A présent, les acteurs de la troupe connaissent bien leur rôle, les uns dans celui du pessimiste, les autres dans celui de l’optimiste, et les journalistes ont le plaisir de les opposer avec gourmandise mais en les appelant par leur prénom. Il faut se rendre à l’évidence, les journalistes finissent par en connaître autant que les médecins qu’ils interrogent, les uns comme les autres puisant aux mêmes sources, et leur discours varie autant que les variants au fur et à mesure que varient les connaissances. Et le public regarde ce petit monde vibrionner dans l’incertitude, ce qui alimente sa peur et/ou sa dépression, le poussant à courir après le vaccin souvent inaccessible dans les grandes villes et dont il n’est pas sûr qu’il le protègera longtemps. Nous avons l’impression de vivre dans une « réalité augmentée », l’image se substituant à la réalité par écran interposé. Le monde est devenu encore plus l’image que l’on nous en donne : réunions masquées, villes sans foule, nuits sans noctambules, concerts sans public, spectacles sans spectateurs, musées sans visiteurs où les tableaux et les statues se regardent les uns les autres dans leur solitude sans humains pour les admirer.


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  • 366. Les médecins parallèlesSur les réseaux sociaux et repris par les médias on trouve depuis fin janvier un protocole de « traitement précoce » de la COVID-19 proposé par la « Coordination de santé libre ». Ce protocole serait issu de l’expérience de médecins faisant partie de ce collectif qui rassemble notamment la députée psychiatre Martine Wonner (ex LREM) qui du haut de sa compétence en infectiologie avait affirmé à l’Assemblée que les masques ne servaient à rien, et la gynécologue Violaine Guérin, toutes deux fondatrices du « Collectif Laissons les prescrire », défendant l'hydroxychloroquine.

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