J’ai toujours été intrigué par l’accusation juridique « d’incitation à la haine raciale ». N’étant pas juriste, je me pose bêtement la question : si tout le monde semble d’accord pour dire que les races n’existent pas dans l’espèce humaine, ce cas juridique n’a aucun sens ou alors il faut admettre que le code pénal, comme les associations antiracistes ont rétabli clandestinement la notion de race.
L’un comme les autres font comme si les races existent dans l’espèce humaine, tout en affirmant qu’elles n’existent pas. L’origine ethnique (et souvent de façon totalement indue, la religion) devient, pour les juristes et les associations, une race, en s’appuyant sur l’ascendance et le phénotype, c'est-à-dire l’apparence, avec quelques difficultés diagnostiques en cas de métissage.
En effet, selon les études sur le génome humain tous les humains ont de 99,5% à 99,9% de gènes en commun. Mais des phénotypes différents nécessitent un contingent de gènes différents, et il en faut parfois peu pour provoquer des différences radicales : l’humain moderne et le chimpanzé moderne ont en commun 98,8% de leurs gènes.
Si les caucasiens, les noirs comme les asiatiques ont un aspect reconnaissable, il en est heureusement de même à l’intérieur de chaque groupe, mais avec un contingent génétique différentiel plus restreint.
Si la notion de race (justement combattue depuis la Deuxième guerre mondiale) peut - à la rigueur - se défendre, avec l’aval réitéré du code pénal, et des associations dont c’est la raison d’être, le racisme, stricto sensu, qui introduit non seulement la notion de races distincts (alors que le métissage est généralisée) mais surtout une hiérarchie entre les groupes humains en raison de leur origine ethnique et de leur apparence, est indéfendable.