L’Huffingtonpost rapporte une étude de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) publiée le 21 février, quelques jours avant la cérémonie des Oscars. Elle est basée sur l’examen de 200 films sortis en 2017.
La proportion d'acteurs issus de "minorités" (celles qui ne sont pas strictement d'origine européenne aux Etats-Unis : noirs, asiatiques, latino-américains, arabes, métis etc) dans des rôles principaux est passée de 13,9% à 19,8% en 2017, mais elle est encore loin d'égaler la part de ces minorités dans la population américaine, évaluée à environ 40%.
Les femmes ont obtenu 32,9% des rôles principaux. L’un des auteurs du rapport souligne que "les systèmes de pouvoir, dominés par des décideurs blancs et masculins, sont difficiles à briser".
Donc, ce rapport affirme que les vilains mâles blancs, qui décident du recrutement des participants dans un art où la face commerciale est prépondérante, écartent volontairement des femmes et des représentants des minorités pour que les premières n’atteignent pas les 50% de présence au premier plan à laquelle elles auraient droit et celle de 40% pour les seconds dans la fabrication des films hollywoodiens.
Le talent serait donc uniformément réparti dans la population sans tenir compte de l’environnement, de l’éducation ou des qualités de chacun. La démographie basée sur le sexe (et les transsexuels ?) et l'origine devenant le critère principal de sélection.
Si l’on veut respecter le politiquement correct jusqu’à l’absurde, les lauréats devraient être choisis à la proportionnelle comme pour une élection, et il n’y a aucune raison de se limiter à la fabrication des films. Ainsi l’attribution des prix Nobel devrait également tenir compte de la démographie mondiale ce qui rendrait enfin justice aux Africains et aux Asiatiques, mais je pense que ces derniers auront de moins en moins besoin de la proportionnelle pour décrocher des prix.
Picasso : "Arlequin"