Beau soleil sur Paris. Pas un nuage, et pourtant je sens comme une dépression en observant par la fenêtre des médias la pluie des candidats à la présidentielle de 2017 qui obscurcit l’horizon.
Un ancien président et un président actuel qui font durer l’insoutenable suspense avant de se déclarer comme postulants, alors qu’ils ont fait l’un et l’autre la preuve de leur incapacité à améliorer la situation de la France. Il leur reste le toupet de vouloir recommencer.
Deux anciens premiers ministres qui ont déjà l’expérience de l’échec.
Une blonde qui rassemble derrière elle ce qui reste des nostalgiques de Vichy et de la ligne Maginot et compte bien rassembler les électeurs désorientés.
Un admirateur de Chavez, celui qui a laissé son pays dans la merde et en panne de papier hygiénique, et qui n’a pas la décence de tirer la chasse d’eau.
Une candidate erratique et volubile dont les convictions écologiques se sont essentiellement manifestées dans le choix des prénoms de ses filles (Anémone, Bleuette et…Térébentine).
Un administrateur d’Habitat qui montre une nette préférence pour les meubles de l’Elysée en espérant que d’autres se rallieront à son panache rose et sa marinière bleue.
Des socialistes fossoyeurs de leur parti qui veulent que l’on retienne leur nom alors qu’ils feraient mieux de se faire oublier, ce qui ne saurait tarder.
Des attardés de l’histoire qui ne se sont pas encore aperçus que l’on avait quitté les fureurs du XXe siècle pour d’autres guerres de religion.
Une seule éclaircie : les Jeux Olympiques sont enfin terminés.
Illustration : Jack Vettriano