J’ai trouvé cette photo publiée dans l’Express (en ligne) sans article ou commentaires associés, si bien que j’ignore les faits qui ont conduit à cet affichage. Que l’on puisse montrer ainsi son hostilité et marquer un établissement aux yeux du public me heurte, quelles que puissent être les circonstances. C’est ainsi que les boutiques tenues par des Juifs étaient signalées en Allemagne au début du régime nazi avant leur extermination. Cette affiche accouple transphobie et racisme. On peut certes penser que les propriétaires de ce café sont et transphobes et racistes, mais je crois plus vraisemblable que la transphobie est ici assimilée à un racisme, suivant ainsi la même confusion entretenue par les islamistes entre islamophobie et racisme. Ce serait en outre considérer les transgenres comme faisant partie d’une race à part, ce qui serait aller contre leur vœu d’être considérés comme des individus normaux ayant « simplement » choisi le sexe à leur convenance. Une normalité classée parmi les « affections de longue durée » (hors liste...) par l’assurance maladie…mais sans être considérée comme une maladie, bien que cet état nécessite un traitement à vie en cas de changement de genre en conservant ou non les organes sexuels obligeamment fournis par la nature. C'est compliqué.
Ajout le 13/02/23 (tiré du Point): d'après une comédienne trentenaire non binaire : « Ces fêtes (Le « Gender Reveal », pratique venue des États-Unis et consistant à révéler, au cours d’une cérémonie festive, le sexe de son enfant) sont basées sur l'illusion que les organes génitaux sont égaux aux genres et qu'il n'y a que deux options : garçon ou fille. Cette définition efface le fait qu'il y a des garçons avec des vagins et des filles avec des pénis et qu'il y a des gens qui ne sont ni des garçons ni des filles. ». En fait, ce n'est pas compliqué, c'est délirant.