Ce cadre est estimé entre 4,6 et 7 millions d’euros et sera remis aux enchères par une collectionneuse anonyme le 14 octobre prochain à Londres chez Sotheby’s. Auparavant il serait opportun de retirer le bout de papier ou de toile sur lequel figure un ballon en forme de cœur, et dont la partie inférieure où figurait une fillette s’était autodétruite lors de sa vente en 2018, transformant « La fille au ballon » en « L’amour est dans la poubelle ». Il est dommage que l’on n’ait pas jeté l’ensemble du graffiti dans la poubelle pour ne pas gâcher la vision du cadre, seule œuvre artistique authentique. L’auteur de ce canular hors de prix, le mystérieux artiste de rue connu sous le nom de Banksy, doit se bidonner dans son coin car il voulait par sa « performance » dénoncer la marchandisation de l’art. On ne peut pas dire qu’il n’ait pas démontré pleinement l’absurdité scandaleuse de ce marché. Mais je me pose deux questions : d’abord quand on parle de marché de l’art, où est l’art ? Ensuite : où va tout cet argent ? Il y a des canulars qui rapportent, il suffit de trouver des cons pour payer. Des cons ? sûrement pas, la collectionneuse anonyme qui avait acheté la chose en 2018 va faire un sacré bénéfice car le prix estimé aujourd’hui est 4 à 6 fois plus élevé que le prix qu’elle avait payé à l'époque, un rapport de 500 p 100 environ en 3 ans ! Si l’art peut être absent, le marché est toujours là, juteux à souhait et le plus souvent totalement artificiel basé sur une circulation d'objets le plus souvent sans valeur intrinsèque mais que l'on échange à coups de millions en escomptant tirer un bénéfice à chaque transaction.