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Boni-menteurs et boni-menteuses

Boni-menteurs et boni-menteusesL’entrefilet ci-contre est tiré du Parisien. Que 100000 personnes, probablement proches de l’enfance, éprouvent le besoin de regarder, d’écouter et de suivre les conseils d’une gamine de 17 ans est tout même ahurissant, mais il est vrai que les enfants, persuadés d’être incompris des adultes, sont plus sensibles et plus perméables à la parole de jeunes proches de leur âge.

Les réseaux sociaux ont permis de démontrer grandeur nature la crédulité et le niveau d’inculture d’une partie de la population. Là, il s’agit essentiellement de jeunes (la gamine que l’on voulait prostituer avait 13 ans), il faut espérer que le temps changera leurs pôles d’intérêt, mais ce n’est pas certain car comme le disait Aragon : « C’est avec les jeunes idiots que l’on fait les vieux cons ».

Ce qui est également étonnant est la pullulation de la faune des influenceurs et influenceuses qui ont astucieusement trouvé un moyen de gagner de l’argent en montrant leur bobine et leur bagou sur les écrans, rejetant dans le passé les bonimenteurs et les vendeurs à la sauvette, petits artisans de rue qui ne manquaient pas de talent mais dont l’influence ne dépassait pas le trottoir. Influencer les autres est un des objectifs du commerce, l’astuce est ici d’avancer masqué et l’influence exercée par ce que les abonnés pensent être un copain ou une copine à qui on fait confiance et non par un vendeur ou une vendeuse qui officie à visage découvert. Cette faune d’influence commerciale contribue à formater très jeune le consommateur, la consommation étant la fonction essentielle du citoyen dans notre société. Les influenceurs seraient donc d’utilité publique en favorisant la consommation même en l’orientant de travers. Mais l’influence commerciale n’est qu’un moindre mal car l’influence peut s’exercer dans des domaines plus dangereux comme le montre l’entrefilet ci-dessus et en  diffusant de fausses informations notamment en matière de santé.

Boni-menteurs et boni-menteusesLes influenceurs ou ceuses n'ont guère d'épaisseur mais avec leurs avatars virtuels, ils n'en ont plus aucune, ce qui n'empêche pas les gogos d'être hypnotisés par leurs prestations sans chair, mais avec tiroir-caisse.

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U
Bonsoir Doc,<br /> Je vous confirme que vous ne serez jamais influenceur, et pour cause. Votre plume associée à votre intelligence est d’un autre niveau et vision de la jeunesse actuelle.<br /> Ne changez svp rien et encore une fois merci pour vos billets à lire sans modération,<br /> Belle soirée
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C
Umberto Eco résume bien la notion d'influenceur :<br /> "Les réseaux sociaux ont donné le droit à la parole à des légions d'imbéciles qui avant ne parlaient qu'au bar et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite. Aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel."<br /> Et ca ne concerne pas seulement des jeunes crétins placeurs de produits de mode ou de sport, mais aussi beaucoup le domaine de la santé. Est un influenceur un blogueur, suivi par des milliers de Followers, qui affirme "les medesin se trompe. Le covid est un invansion de Big Pharma" ou encore "pour gérir le cancer, il fot boir votre urine le matin a jun" 
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L
En effet, on ne comprend pas pourquoi des gens et des gamines se permettent de donner des conseils de vie aux autres, surtout que je ne crois pas que leur bagage intellectuel soit tellement brillant !
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S
Influenceur : nouveau métier prospère, yop la boom !
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B
Il faut aussi savoir (mais vous le savez certainement déjà) qu'un "influenceur" n'est pas seulement ce brave ado (ou pre-ado, ou post-ado) qui montre sa bobine sur le web depuis son petit bureau dans sa petite chambre avec son petit ordinateur.<br /> C'est devenu un vrai métier, avec des cadences et des résultats exigés par le "sponsor" (on dit partenariat). C'et un métier qui s'apprend, il y a des formations pour ça :<br /> https://diplomeo.com/formations-metier-pour-devenir-influenceur<br /> https://www.je-change-de-metier.com/fiche-metier-influenceur<br /> https://www.cidj.com/metiers/influenceur-influenceuse<br /> Je crois même (je n'ai pas retrouvé une info que j'avais vu passer) que dans certains pays "plus avancés" que nous dans ce domaine, les influenceurs et influenceuses "pointent" en arrivant et en partant du "travail" qui se fait dans des mini-studios d'enregistrement vitrés sur un côté sous le contrôle d'un superviseur de la marque qui observe et note ce qui se passe dans les (8 ou 10 ?) studios sous sa responsabilité.<br />  <br />  
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