Le 3 février trois militaires en faction devant un centre communautaire juif ont été agressés au couteau par un islamiste noir que l’on avait malheureusement empêché de se rendre en Syrie.
Aperçu des déclarations officielles :
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Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense et Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, ont condamné "avec la plus grande fermeté cette attaque" et adressé "leurs vœux de rétablissement aux soldats lâchement blessés". "Toute la lumière sera faite sur les motivations et les circonstances de cet acte criminel", a souligné le président de la République dans un communiqué, en condamnant l'agression "avec la plus grande fermeté".
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On voit que cet acte a été unanimement condamné avec la plus grande fermeté. Il eut été insolite qu’il le soit avec la plus grande mollesse.
Hollande trouve cette agression mystérieuse et il déclare que "Toute la lumière sera faite sur les motivations et les circonstances de cet acte criminel".
Les motivations ? Elles sont claires : il s’agit d’un acte judéophobe perpétré par un musulman extrémiste en mal de violence, puisque ces soldats étaient chargés de protéger un centre communautaire juif. Le Président de la République pense-t-il que l’agresseur a agi au hasard en se promenant dans les rues de Nice ?
Il veut des éclaircissements sur les circonstances. Comme elles ont été enregistrées sur vidéo, cela ne devrait guère poser de problèmes. A moins que le plus haut magistrat s’étonne que des individus soumis à surveillance puissent sans le moindre obstacle se livrer à leur sport favori qui est de tuer. Car le bougre était bien connu des services de police puisqu’il cherchait à recruter pour l’Etat islamique et qu’il a tenté de s’y rendre lui-même. Il était connu et « surveillé » comme tous ceux qui, récemment, se sont livrés à des attentats.
A quoi sert donc la surveillance si l’on n’intervient pas avant le passage à l’acte ? Nous sommes dans un Etat de droit, et il n’est pas question d’empêcher de nuire des individus qui se déclarent ouvertement en faveur de l’ennemi bombardé par nos aviateurs.
La surveillance a toutefois l’avantage, une fois l’acte commis, de pouvoir livrer aux journaux l’histoire du criminel, dont les détails sont bien connus des services de police, et qui se résume habituellement ainsi : raté condamné à de multiples reprises pour des faits de délinquance plus ou moins associés à l’usage et/ou au commerce de stupéfiants, recruté in fine par la mouvance islamiste qui choisit de préférence ses membres parmi les violents, les voleurs ou les drogués. Aucune de ces caractéristiques n’excluant les autres.