Chantages

Publié le par Dr WO

Depuis quelques années on met en demeure, de façon radicale, les personnalités connues du spectacle ou du sport de déclarer au public leurs opinions politiques, même s’ils n’en ont pas. C’est sans doute lié à la diffusion instantanée et massive de l’information par les réseaux sociaux , et surtout à l’esprit totalitaire des pseudo insoumis et assimilés qui utilisent des méthodes fascistes pour imposer leurs vues et ostraciser ceux qui ne les approuvent pas ou même ceux qui ne les adoptent pas : « si tu n’est pas avec moi, tu est contre moi ». Je rends hommage à l’intelligence et à l’honnêteté de Léon Marchand, ce grand champion de natation, à qui l’on a demandé de prendre parti dans le conflit entre Israël et le Hamas et qui a répondu qu’il n’était pas légitime pour répondre à cette question, ce qui lui a valu des injures de la part des idiots utiles des l’islamistes qui n’ont pas manifesté lorsque le régime iranien a tué à l’arme lourde 50000 jeunes désarmés au début de cette année et que les tueries, les viols et la famine au Soudan n’intéressent pas.


Le premier ministre, lui, ne disposant pas d’une majorité à l’assemblée des députés subit le chantage à la censure, notamment de la part du parti socialiste qui exige régulièrement plus d’impôts, c’est tout ce qui lui reste de son idéologie.


Les lycéens exigent par l‘un de leurs représentants la somme de 10 milliards supplémentaires pour l’Education Nationale (qui s’ajouteront aux 90 milliards déjà au budget dont 1/3 pour les pensions), pas un sou de moins, pour arrêter leurs blocages et leurs manifestations assorties d’une casse notamment dans des lycées, même rénovés, dont ils exigent la rénovation. J’ignore comment cette somme a été déterminée et si cette rançon une fois réunie après emprunt et une fois versée suffira à arrêter le chahut. Vous me direz, à juste titre, que le chantage pour mieux éduquer nos  jeunes pourrait se justifier, mais on pourrait aussi se demander si c’est seulement une question d’argent, la part du PIB consacrée par la France à l’éducation des jeunes se situant au-dessus de la moyenne européenne et est supérieure à celle de l’Espagne, de l’Italie ou de l’Allemagne dont les résultats pour cette dernière sont cependant meilleurs que la France au classement PISA.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Il y a longtemps que l'éducation nationale n'est plus !<br /> Car comment inculquer de la culture à des ânes venus d'ailleurs qui ne savent parfois même pas lire ?<br /> Mais nos enfants et petits enfants en payent le prix !
Répondre
P
Il y a plusieurs décennies que l'enseignement prend eau de toutes parts malgré quelques rares professeurs qui tentent d'écoper.<br /> J'ai entendu ce matin qu'une étude (c'est fou ce qu'on fait comme études) a montré qu'une proportion importante d'élèves entrant en seconde était incapable de lire et de comprendre un texte de cent mots.<br /> On ne me fera pas croire que seuls l'état des bâtiments et les emplois du temps sont responsables de cet échec.
Répondre
D
Non, bien sûr, un certain stoïcisme dans le travail, comme vous le suggérez sur votre blog, ne serait pas de trop
S
"Il faut dégraisser le mammouth" (Claude Allègre-ment Ministre de l'Education Nationale, 1997)
Répondre
D
La tendance serait plutôt de l'engraisser.