/image%2F0651388%2F20261005%2Fob_9a414e_courbet-le-de-sespe-re-5-5x4-5.jpg)
Cette phrase est attribuée à Aragon ou à Jean Ferrat, le second ayant beaucoup utilisé de l’Aragon pour les paroles de ses chansons. La formule inversée ne manque pas de sens : c’est avec les jeunes cons...Car si l’on est con quand on est jeune (voir Bardella), il y a tout de même des limites. On ne voit pas trop quelles sont les revendications des authentiques lycéens dont certains sont déchaînés et violents en cassant ou en brûlant ce que leurs parents auront à payer au moins par leurs impôts, mais il semble que l’une d’elles réclame le remplacement rapide des professeurs manquants. Mais agresser des professeurs, les poursuivre dans la rue pour les cogner n’encourage guère à choisir cette profession autrefois si respectée et qui ne l’est plus du tout en devenant même dangereuse. Les jeunes cons peuvent être aussi les idiots utiles des pseudo insoumis aussi méchants que cons ou d’autres influences pas du tout idiotes. Etant donnée la situation économique du pays, ces jeunes idiots font la connerie de scier le branche sur laquelle ils sont juchés car ce sont eux qui auront à payer les pots cassés déjà largement entamés par leurs aînés. Ces jeunes idiots feront fatalement les vieux cons incapables d’améliorer le sort des jeunes idiots à venir. Ainsi va la vie, de l’idiotie à la connerie, la formule étant réversible.
Illustration : "Le désespéré" de Gustave Courbet