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« Suicide, mode d’emploi »


Cette photo a été prise près du lycée Gustave-Eifffel à Bordeaux le 5/10/26. Ce « force à vous » pourrait laisser penser que l’inscription fut faite par un non lycéen dans une volonté de manipulation du mouvement. Je suppose que la suite de « baisera » pourrait être « tout le monde ». Ce qui est manifestement une ambition démesurée.
Mais je crains, pour employer le même langage, que ce soit cette jeunesse lycéenne qui va être baisée. Il sera difficile d’avoir suffisamment de professeurs compétents s’ils ne sont pas respectés par ceux-là mêmes (et leurs parents) qui les réclament et d’avoir des lycées modernes quand on brûle ceux qui existent déjà dans un pays où les caisses sont vides et en partie vidées pour calmer les Français dont la colère est permanente alors que l’on est mieux en France que dans bien d’autres pays dans lesquels la population rêve d’y venir et y parvient parfois en risquant leur vie, ce qui leur permettra de ce joindre aux manifestations itératives le plus souvent interdites dans  le pays qu’ils ont quitté.
Cette jeunesse sera « baisée » car, qu’elle soit mal ou bien formée par le lycée, elle sortira avec un diplôme sans valeur, lui permettant d’entrer à l’université qui craque du trop plein, et ceux qui sortiront sains et saufs du système auront pour beaucoup devant eux des professions concurrencées par l’intelligence artificielle qui fera bien mieux qu’eux  et bien plus vite ce pour quoi ils avaient été plus ou moins bien formés.
Enfin cette jeunesse craint - à juste titre - d’être baisée par un temps bien trop beau où la pluie prendra peut-être la forme de catastrophes. Oui, cette jeunesse a de quoi être angoissée par cet avenir qui se profile dans un pays où les habitants sont ingouvernables mais que de multiples candidats inconscients, et la plupart incompétents, ambitionnent de gouverner.

 

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S
Essai
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S
Génération perdue ? On ne peut que partager totalement votre analyse et votre diagnostic !<br /> Des jeunes dont le QI semble en baisse (cf le classement PISA où la France se perd dans les scores, 26ème sur 32). Naguère je pensais que pouvoir multiplier les sources et sites d'information, était une chance. <br /> Là, manipulés et récupérés, immatures, ils ne savent plus que mettre le feu aux bacs à ordures. <br /> En âge de travailler, ils seront concurrencés par l'IA et réduits aux jobs les délaissés, voire aux aides sociales.
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D
Les conditions pour réussir ne sont plus les mêmes, mais la jeunesse a toujours été un temps un peu délirant, mais ça passe très vite, encore que nous avons vu des générations qui ont longtemps continuer à délirer sur Staline, Mao et même Khomeini.
C
Je trouve votre titre un peu pessimiste. En effet, dans ma longue vie, j'ai connu (et parfois participé à) plus d'une demi douzaine de manifestations lycéennes et étudiantes. Ça a pu aboutir parfois au retrait d'un projet de loi mais rarement plus. <br /> <br /> PS: La présence du vieillard cacochyme nommé Mélenchon dans le cortège entouré de sa garde rapprochée était parfaitement ridicule. Et chez ceux qui le voyait déjà partir à la conquête de l'Élysée à la tête de hordes de lycéens enragés pour mieux nous conseiller de nous réfugier chez les Le Pen pour échapper au chaos, la déception doit être énorme.
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D
Bien sûr les manifestations lycéennes sont courantes. Celle-ci vient s'ajouter au reste, mais elle n'a aucune revendication précise, c'est un malaise général dans un contexte politique aux relents racialistes et antisémites du plus mauvais aloi.
H
Merci, Docteur.<br /> C’est précisément là que se situe, me semble-t-il, le point de bascule : non pas dans une jeunesse qui deviendrait spontanément autoritaire, mais dans une société entière qui, lassée du désordre, de l’impuissance publique et de l’absence de résultats, finirait par préférer l’efficacité à la délibération.<br /> Le risque illibéral naît souvent moins d’un rejet initial de la démocratie que de la conviction progressive qu’elle ne fonctionne plus assez vite, ni assez bien.<br /> C’est cette évolution qu’il faut surveiller d’ici 2030.
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D
En effet, la démocratie ("le pire des régimes à l'exclusion de tous les autres") finit par mal fonctionner, si bien qu'une fraction notable de la population ne serait pas opposée à un régime autoritaire. Le nombre de pays ayant un régime démocratique diminue sans cesse.
P
Et bravo pour le titre qui rend exactement compte de ce qui nous arrive.
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D
Comme le disait Arnold Toynbee : "Les civilisations ne meurent pas, elles se suicident"
P
Je n'aurais pas dit mieux pour décrire des problèmes sans solutions.
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D
Il faudrait commencer par changer le rapport enseignant / enseigné et c'est plus difficile que de repeindre les murs. Mais ce qui va venir sera un monde nouveau (s'il ne leur pète pas à la figure) et le nôtre deviendra obsolète, les solutions ne sont donc pas perceptibles.
H
Cette jeunesse a de bonnes raisons d'être inquiète. Mais elle aurait surtout de bonnes raisons d'exiger davantage de l'école — et d'elle-même. Car dans le monde qui vient, brûler un lycée n'améliorera jamais l'école, mépriser un professeur n'en fera pas apparaître un autre, et l'intelligence artificielle ne pardonnera guère ce que l'on aura renoncé à apprendre. La colère peut ouvrir un débat ; elle ne constitue ni une politique éducative, ni un avenir.
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D
Entièrement d'accord.
B
Ne cherchez pas midi à quatorze heure. La posture du jeune, victime d’une société dure, hostile et de sa police raciste infiltrée par l’extrême-droite est très excitante, très valorisée (à gauche). Nous revivons périodiquement ces montées en températures vite effacées par une autre actualité. Pour tout comprendre lisez la couverture de cette même actualité dans Libération puis Le Figaro.
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D
Reste qu'il me semble que cette jeunesse qui se victimise un peut trop (qu'elle aille voir ailleurs), a un avenir plus plombé que les générations précédentes.
B
Je suis (pour une fois...!) assez d'accord avec vous (bien que "les lycées modernes" et les "professeurs compétents" soient parfois plus des alibis pour les casseurs LFIstes et leurs gourous que des revendications unanimes)<br /> Sauf pour ce "on est mieux en France que dans bien d’autres pays dans lesquels la population rêve d’y venir et y parvient parfois en risquant leur vie" complètement usurpé depuis les drames des boat-peoples... dans les années 1970
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B
C'est fait.
D
Relisez votre commentaire ci-dessus.
B
Je n'ai pas dit ça. J'avais déjà dit et j'en profite pour le répéter, ces populations rêvent de venir en France car des passeurs leur ont vendu ce rêve inaccessible au prix de l'or, les migrants et/ou leur famille et/ou leurs proches s'étant endettés pour la vie (le prix d'un passage PAR PERSONNE coûte entre 4000 et 20000 € selon le point de départ et le type de bateau employé, sans compter le prix du trajet depuis le pays d'origine jusqu'aux côtes de la Méditerranée) chaque bateau emmène généralement entre 50 et 400 ou 500 candidats... Faites le compte. Et tout est payable d'avance, en liquide et sans facture.<br /> Et, en cas d'incident techniques ou de problèmes avec les Marines Nationales des pays "d'accueil" présumés les passeurs prennent le large sur les canots rapides qu'ils utilisent généralement pour s'esquiver à proximité des côtes. C'est là une très importante majorité de ces drames. Les passeurs trouveront d'autres clients et ils n'ont pas perdu un centime (vous avez fait le compte, au fait ?)<br /> <br /> Et c'est cette situation qui est la leur, en France, en Espagne, en Italie ou en Grande-Bretagne, situation sans aucun espoir d'avenir contrairement à ce qu'on leur avait fait miroiter qui les pousse à la marginalité, à la délinquance, à la prostitution et autres joyeuseté qui ne rendent la vie facile ni aux accueillants ni aux accueillis<br /> <br /> Et ne faites pas dire ce que je n'ai pas dit, évoquer ces drames n'est pas une "usurpation" (???) c'est abuser de leur situation, généralement moins tragique que celle des Cambodgiens et Vietnamiens : ici les refugiés ne fuient pas la mort ils courent le plus souvent après un rêve chimérique qui les a ruinés, et SURTOUT, je ne considère pas ces vies perdues et ces vies brisées pour quantité négligeable. Je ne suis pas le monstre que vous croyez et pour lequel vous me faites passer dans cette réponse.<br /> Je vous salue.<br /> Merci
D
Donc, pour vous, puisqu'il y a eu les drames de boat-peoples. les milliers de noyés en Méditerranée et dans la Manche sont quantités négligeables et en parler serait une usurpation ? Je dois avoir mal compris.
L
Ce sont ceux qui aimeraient travailler qui sont baiser, heureusement les professeurs donnent et corrigent du travail par internet, il y a le bac en fin d'année et mon petit fils aimerait bien l'avoir,lui et beaucoup d'autres sont furieux de ce baisage intégrale !
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D
C'est probablement les cas de la majorité des lycéens, ceux qui ne sont pas politisés.